Bataille de l'IA entre Chine et États-Unis.

IA : la Chine prête à détrôner les États-Unis ? La bataille s’intensifie

La bataille IA entre la Chine et les États-Unis s’intensifie, avec Pékin qui accélère ses investissements pour contourner les restrictions américaines sur les puces.

La Chine intensifie sa course pour combler le retard sur les États-Unis en semi-conducteurs et IA. L’effet DeepSeek électrise les investisseurs et propulse le marché. Cambricon, spécialiste des puces IA, a vu son action doubler depuis l’été, après une hausse quadruple en 2024. Les restrictions américaines sur les puces Nvidia ne font qu’accentuer cette dynamique. Alibaba brille aussi. Son action grimpe fortement après l’annonce d’un investissement de 46 milliards d’euros dans l’IA et le lancement d’un modèle performant. L’ensemble des entreprises liées à l’essor de l’IA chinoise attire un engouement contagieux.

Une course aux semi-conducteurs complexe

La Chine peut-elle rattraper les États-Unis dans les semi-conducteurs ? Techniquement, de nombreux obstacles persistent.

Depuis octobre 2022, l’administration Biden interdit à Nvidia de livrer ses puces les plus performantes à la Chine. Ces restrictions se sont intensifiées en 2023 et 2024.

En avril 2025, Donald Trump a bloqué la livraison du modèle H20, avant que cette décision ne soit annulée en juillet. Face à ces contraintes, Pékin a ordonné à ses entreprises de se tourner vers des produits locaux, considérant les puces bridées comme insuffisantes pour ses ambitions.

Cependant, l’indépendance totale vis-à-vis de Nvidia reste incertaine. Août 2025, le Financial Times a rapporté que DeepSeek a repoussé le lancement de son modèle R2, initialement prévu en mai.

Cette décision résulte de l’impossibilité d’entraîner le modèle uniquement avec des processeurs Huawei. High-Flyer, société mère de DeepSeek, exploitait l’IA pour anticiper les marchés financiers avec une efficacité remarquable.

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La société possédait un stock important de processeurs Nvidia, éléments clés ayant permis le succès initial du modèle R1. Avant l’instauration des nouvelles restrictions, ces ressources matérielles garantissaient des performances exceptionnelles et un avantage stratégique sur le marché.

Alibaba a également utilisé des puces importées pour entraîner son IA sur des serveurs hors du territoire chinois. Malgré ces contraintes, l’arrivée de DeepSeek et de ses concurrents locaux a stimulé l’innovation.

La bataille IA : vitesse, adoption et ingéniosité

L’ingéniosité des ingénieurs chinois contribue largement au progrès. DeepSeek repose sur une approche « mixture of experts », qui répartit les calculs pour alléger chaque requête.

Son ouverture en open source accélère l’adoption et la diffusion. De plus, les autorités encouragent l’usage de ces technologies dans tous les secteurs.

À Canton, des ateliers Shein conçoivent des vêtements grâce à l’IA. À Wuhan, Baidu déploie des taxis autonomes sur de larges zones. L’IA améliore également la production industrielle et la gestion portuaire, piliers de l’économie nationale.

La Chine demeure toutefois en retard sur la finesse de gravure des puces. Les fonderies locales, menées par SMIC, transforment les plans de Cambricon, HiSilicon ou T-Head en circuits intégrés.

La lithographie EUV est encore inaccessible, réservée par les Pays-Bas à des entreprises hors de Chine. Même les machines autorisées ne permettent que des circuits supérieurs à 28 nanomètres, tandis que TSMC. Et Samsung atteignent 3 nanomètres et préparent le 2 nm.

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SMIC s’appuie sur le multi-patterning pour affiner ses gravures. De son côté, Huawei prévoit sa propre production, employant le « Laser-induced discharge plasma » pour reproduire la lithographie avancée d’ASML.

Les difficultés persistent pour DeepSeek. Les problèmes concernent la stabilité, la connectivité et le logiciel des puces locales. Huawei a dépêché des ingénieurs sur place, mais l’entraînement du model a nécessité des puces Nvidia pour certaines phases.

Face à ces défis, la stratégie chinoise repose sur la vitesse et l’adoption de l’IA dans la vie quotidienne. Joe Tsai, président d’Alibaba, insiste sur le fait que la bataille à l’IA n’est pas une compétition à somme nulle.

La Chine mise sur des modèles légers, faciles à déployer à grande échelle et adaptés à des usages concrets. Elle privilégie l’efficacité opérationnelle plutôt que la taille ou la puissance brute des systèmes.

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