L’IA va vite. Très vite. Trop vite ? Selon Dario Amodei, CEO d’Anthropic, cette technologie qui se développe de façon exponentielle pourrait bientôt nous perdre, remplacer massivement les emplois et ravager nos sociétés…
Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser l’IA, et la France compte même parmi les pays qui s’en servent le plus. Selon une récente étude Microsoft, 44% des Français utilisent désormais les outils comme ChatGPT au début de l’année 2026. De quoi laisser penser à une véritable addiction !
Toutefois, à mesure qu’elle s’immisce dans nos quotidiens, l’IA commence aussi à montrer un côté plus sombre…
Même les dirigeants des entreprises qui développent ces logiciels, malgré les centaines de millions de dollars qui pleuvent sur leurs startups, commencent à s’inquiéter très sérieusement.
C’est notamment le cas de Dario Amodei, CEO d’Anthropic : l’un des grands rivaux d’OpenAI, qui s’apprête à lever 25 milliards de dollars et pourrait entrer en bourse prochainement. Vous connaissez probablement son IA Claude !
Dario Amodei commence à sérieusement s’inquiéter
On pourrait penser que Dario vit sa meilleure vie, coulant des jours heureux sous le ciel de Californie. Et pourtant, une ombre plane à l’horizon.
Cette ombre qui gâche la fête de la Silicon Valley, c’est celle du grand remplacement du travail humain.
Il ne s’agit pas d’une peur nouvelle. Depuis le début de l’ère de l’IA, en 2022, de nombreux experts avertissent que cette technologie risque de faire disparaître d’innombrables emplois et de provoquer une vague de chômage sans précédent.
Dans son rapport 2023-2024, le cabinet de conseil McKinsey calculait que 30% des heures travaillées pourraient être automatisées d’ici 2030 dans les économies développées, principalement via l’IA générative.
La même source indiquait que 60 à 70 % des emplois actuels contiennent au moins 30 % de tâches automatisables par des LLM.
Le PDG d’Anthropic, lui-même, estimait en 2025 que l’IA pourrait bientôt occuper la moitié des postes de cols blancs de niveau débutant. Toute la prochaine génération pourrait donc devoir s’en tenir aux emplois manuels, laissant les bureaux aux machines.
D’ailleurs, techniquement, 30 à 40 % des tâches de cols blancs juniors (rédaction, analyse, support, code basique) sont déjà techniquement automatisables selon les études de Stanford et du MIT.
Néanmoins, à l’époque, Amodei soulignait aussi que cette technologie a le potentiel de guérir les pires maladies et notamment le cancer. Un mal pour un bien, donc.
Un an plus tard, son visage s’est assombri et son ton est plus grave. Il semble beaucoup plus inquiet pour le futur.
L’IA commence déjà à remplacer… les chercheurs en IA
Lors du sommet de Davos, il a pris la parole aux côtés de Demis Hassabis, CEO de Google DeepMind. Ensemble, ils ont expliqué qu’ils commencent déjà à observer l’impact de l’IA sur les postes juniors… au sein même de leurs laboratoires de recherche en IA.
Ainsi, Hassabis a déclaré : « Je pense que nous allons voir cette année les premiers effets, notamment sur les postes juniors. Il existe déjà certains indices, et je le ressens moi-même, par exemple un ralentissement des embauches à ce niveau ».
Ces propos rapportés par Business Insider ont de quoi faire froid dans le dos. Si même les chercheurs en IA commencent à être remplacés, qu’adviendra-t-il des millions de personnes dans le monde qui occupent des postes moins techniques ?
De son côté, le PDG d’Anthropic réitère sa prédiction selon laquelle l’IA pourrait supprimer la moitié des emplois de cols blancs de niveau débutant :
« Je pense que nous commençons à en voir les tout premiers signes, notamment dans le logiciel et le développement. Je le constate chez Anthropic : à terme, aux niveaux les plus juniors, puis intermédiaires, nous aurons besoin de moins de personnes, et non de plus ».
Si l’on se fie aux études menées par GitHub et le MIT, par exemple, les développeurs assistés par IA codent 30 à 55% plus vite. De même, les tâches de rédaction, synthèse ou support client voient des gains de productivité de 40 à 70 %.
Face à ces chiffres, rien de surprenant à ce que les profils juniors soient parmi les premiers à payer l’addition…
Un grave danger pour le tissu de la société
Quoi qu’il en soit, le dirigeant de DeepMind reste optimiste et estime que l’IA va créer de « nouveaux emplois plus porteurs de sens ».
Il prédit aussi que l’adoption de l’IA au sein des entreprises va réduire les opportunités de stages, mais que cette baisse sera « compensée par les outils extraordinaires désormais accessibles à tous ».
Pas forcément de quoi rassurer et réjouir les personnes qui vont se retrouver sans gagne-pain du jour au lendemain. Mais dans leurs tours d’argent, les géants de la tech ne sont évidemment pas concernés directement par ce fléau…
Cette menace est d’autant plus inquiétante que le chômage était déjà un gros problème avant l’apparition de l’IA. Déjà à l’heure actuelle, les opportunités d’emploi disponibles sont trop peu nombreuses par rapport au nombre de diplômés arrivant chaque année sur le marché du travail.
De plus, Amodei explique être angoissé car « cette dynamique exponentielle continue de s’accélérer, et je ne pense pas que cela prendra très longtemps — probablement entre un et cinq ans — avant de dépasser notre capacité d’adaptation ».
En d’autres termes, nos sociétés seront bientôt submergées par le tsunami de l’IA. Et il est peu probable que nos gouvernements, occupés à s’écharper entre eux pour des morceaux de terre, trouvent une solution à temps.
Un travail optionnel 2 jours par semaine : on signe où ?
Les nouvelles prédictions de Amodei et Hassabis viennent s’ajouter à la longue liste de spéculations sur l’avenir du travail.
De son côté, Elon Musk nous promet un futur beaucoup plus réjouissant. Selon lui, le travail pourrait tout simplement devenir optionnel, à la manière d’un hobby.
En vous réveillant le matin, vous pourriez décider d’aller accomplir une tâche qui vous intéresse… ou tout simplement vous rendormir bien tranquillement sous la couette.
Pour compenser la disparition des emplois, les gouvernements mettraient en place un revenu universel que vous pourriez percevoir sans contrepartie, à la manière d’un RSA sous stéroïdes.
Nous avons aussi l’avis de Bill Gates, légendaire cofondateur de Microsoft. D’après ses dires, l’IA remplacera les humains dans la majorité des tâches… mais ne fera pas disparaître totalement le travail.
Au lieu de travailler du lundi au vendredi, les salariés pourront se contenter de travailler deux jours par semaine. Là encore, c’est une vision de l’avenir à laquelle on ne dit pas non !
Malheureusement, nul ne peut vraiment dire s’il s’agit de prédictions réalistes ou des lubies fantasmées de milliardaires qui ont de toute façon cessé de travailler dur depuis de nombreuses années…
Et vous, qu’en pensez-vous ? En 2026, craignez-vous de perdre votre emploi à cause de l’IA ? Quel magnat de la tech a la vision la plus réaliste pour le futur ? Partagez votre avis quand même !
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Er toutes les études qui montrent le contraire, et qui sont plus nombreuses . Qui montrent que le code n’est plus debugable , que le savoir se perd et qu’une fois l’IA devant un problème non solvable , ces vibe codeur se cassent la gueule ?
Cette étude sortie cette semaine qui montrent qu’il y a peu de monde à trouver un intérêt ia ?
Visiblement , les premiers concerné par la dépendance à l’IA , c’est ceux qui écrivent ce genre de news. Faut vraiment pas être dans le métier pour pas voir la désillusion petit à petit de l’IA.
Et je rappelle qu’on en paye toujours pas le coût réél astronomique. Attendez qu’on paye le token son côut véritable , avec une courbe de progression moindre qu’un humain et une moindre adaptabilité ! Et comparer donc au taux horaire humain!