Les médias nous rabâchent sans cesse que l’IA va nous prendre nos jobs très vite. Mais, une nouvelle étude vient de calmer le jeu. On dirait que les gens ne sont pas du tout en mode panique. Pour la majorité, ça continue comme d’habitude, même si les robots sont à nos portes.
On se demande tous si l’IA nous mettra au chômage dès 2026 ou si on a le temps jusqu’à 2060. Deux chercheurs, Anil Menon et Baobao Zhang, ont interviewé plus de 2 400 Américains pour voir ce qu’ils en pensent. Même s’ils connaissent bien ChatGPT et les autres modèles de langage populaire, l’étude montre que nos peurs professionnelles ne changent pas nos opinions sur les politiques à suivre.
L’échéance IA ? Un détail pour la majorité
L’étude, publiée dans le Journal of Politics, a mis en place un petit jeu. On a dit aux gens que l’IA arriverait soit en 2026, 2030, ou 2060. Le but, c’était de savoir si l’urgence change tout. Eh bien, surprise ! Même si l’échéance très courte de 2026 a rendu certains un peu plus stressés pour leur propre travail, ça n’a presque rien changé à leur vision globale.
Vraiment, ça n’a pas bougé d’un poil sur deux points principaux. D’abord, ils n’ont pas changé d’avis sur le moment où les pertes d’emplois arriveront réellement. Et ensuite, ils n’ont pas non plus commencé à exiger des mesures comme le Revenu de Base Universel (RBU) ou des programmes de reconversion.
Ainsi, leurs préférences politiques et leurs perspectives économiques sont imperturbables. Les chercheurs disent que ça remet en question l’idée qu’il suffit de rendre la menace technologique IA plus immédiate pour mobiliser le public.
Nos idées reçues sont plus solides qu’un vieux PC
Menon et Zhang déclarent que les Américains ont des idées bien ancrées sur les risques technologiques. On croyait qu’il suffisait de crier « Au loup IA ! » pour que tout le monde demande plus de règles et de sécurité sociale. Mais pas du tout. L’étude montre que le public est prudent, ça oui, mais il n’est pas du tout paniqué par la menace des machines.
Ce que je trouve le plus impressionnant c’est la date de 2060 qui a généré le plus d’inquiétude. Cette prédiction lointaine paraissait en fait plus crédible que l’idée d’un tsunami technologique dès l’an prochain. Ainsi, nos attentes sur l’automatisation restent « incroyablement stables« , même face aux gros titres.
Pour les politiques, c’est une sacrée leçon, car l’opinion publique ne va pas se mobiliser d’un coup de baguette magique devant une simple prédiction. Les gens ont leur propre horloge interne pour l’arrivée des robots.
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