Amazon Bee est là pour attirer. Et pas seulement par sa couleur. Ce nouveau gadget dopé à l’IA promet de s’inviter dans le quotidien de son utilisateur. Difficile d’en nier l’utilité.
S’il y a une chose qu’Amazon aime tester, ce sont de nouveaux formats. Cette fois, le géant américain s’attaque à un terrain sensible. Nos conversations. Avec Amazon Bee, la firme propose un bracelet dopé à l’intelligence artificielle, capable d’écouter, de transcrire et de résumer ce qui se dit autour de vous. L’idée est d’aider les utilisateurs à mieux se souvenir, mieux s’organiser et mieux agir. Intéressé ? Vous n’êtes pas le seul.
Amazon Bee n’est pas un simple accessoire
À première vue, Amazon Bee ressemble à un bracelet connecté assez classique. Il n’a pas d’écran ni de fonctions sportives avancées. Tout se joue sur un bouton. Une pression active ou coupe l’enregistrement audio. C’est simple et presque déroutant.
Dans l’application mobile, l’utilisateur choisit ce que font les doubles pressions ou les appuis longs. Parmi les possibilités, marquer un passage important, lancer un traitement IA ou encore parler à l’assistant vocal intégré.
Bee écoute, enregistre puis transcrit les conversations. Jusque-là, rien de nouveau. Des services comme Plaud, Otter ou Fireflies le font déjà. Pourtant, la différence se situe ailleurs. L’appareil segmente automatiquement l’audio en parties distinctes, dont introduction, sujets techniques, échanges annexes.
Chaque bloc affiche un résumé, avec un fond coloré différent. La lecture devient plus fluide. La transcription complète reste aussi accessible d’un simple toucher. En plus, l’identification des interlocuteurs reste plus limitée. L’utilisateur doit donc confirmer manuellement s’il parle ou non. Les outils professionnels font mieux sur ce point.
L’audio brut disparaît aussi après transcription. Il est impossible de réécouter pour vérifier un détail précis. Bee vise autre chose qu’un usage strictement professionnel.
Un gadget IA qui pose déjà des questions culturelles
Amazon présente Amazon Bee comme un compagnon du quotidien. L’appareil se connecte aux services Google pour transformer une discussion en action concrète.
Une rencontre lors d’un salon ? Bee suggère un ajout sur LinkedIn. Une idée évoquée à voix haute ? Elle devient une tâche ou une note vocale. L’application conserve aussi des souvenirs journaliers et enrichit progressivement une section baptisée données personnelles, à mesure qu’elle apprend à vous connaître.
L’enregistrement ne se déclenche jamais sans action volontaire. Un voyant vert s’allume quand Bee écoute. Or, malgré cela, le sujet dérange. Enregistrer une conversation privée, même avec un signal visuel, change les habitudes sociales. Certains s’autocensurent déjà. D’autres plaisantent nerveusement, comme observé lors du CES, face à ces micros discrets accrochés aux vêtements.
Le matériel soulève aussi des remarques. Le bracelet sport paraît fragile. Il tombe facilement lors de mouvements anodins. La barrette à clip semble plus fiable, sans test prolongé pour l’instant. En revanche, l’application mobile surprend positivement. Elle affiche une ergonomie bien plus soignée que d’autres services maison d’Amazon, Alexa en tête.
Quoi qu’il en soit, Amazon promet de nouvelles fonctions dans les prochains mois. Le succès du produit dira si les consommateurs acceptent cette présence permanente de l’IA dans les échanges quotidiens. Mais ce qui est sûr, c’est qu’Amazon Bee ne laisse personne indifférent, et le débat ne fait que commencer.
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