La campagne municipale de Guéret ne s’est pas déroulée exactement comme prévu. Depuis quelques jours, plusieurs figures politiques locales se retrouvent propulsées dans des montages générés par intelligence artificielle
Les visuels ont été diffusés sur les réseaux sociaux. Des images, fausses et clairement gênantes, qui les montrent dans des situations inventées de toutes pièces. Au centre de cette affaire, la maire de la ville, Marie-Françoise Fournier, a alors décidé de ne pas laisser passer.
Que s’est-il passé avec les élus ?
Tout commence avec la circulation de visuels qui mettent en scène plusieurs candidats aux municipales de mars. Les clichés montrent des élus en maillot de bain, ou encore main dans la main, dans des contextes qui n’ont rien à voir avec leur vie réelle.
Parmi les personnes visées figurent le chef de file du Parti socialiste en Creuse Didier Hoeltgen et l’ancien maire Michel Vergnier. Les candidats divers droite Thierry Delaître et Yvan Guillemet, le premier adjoint Guillaume Viennois, ainsi que la maire actuelle font aussi partie du lot.
Face à cette vague de montages, Marie-Françoise Fournier sort du silence. À ICI Creuse, elle annonce son intention de déposer plainte. Les images ont depuis disparu, mais le mal était déjà fait.
Des captures d’écran ont été réalisées et transmises à la police afin de conserver des preuves exploitables. La maire se dit profondément choquée par cette pratique, qu’elle juge irrespectueuse et dégradante pour le débat public.
Elle rappelle que Guéret mérite une campagne fondée sur des idées, des projets et des échanges clairs. Certains montages vont encore plus loin, en laissant entendre un enrichissement personnel supposé, une accusation qu’elle considère comme mensongère et diffamatoire. Pour elle, ces contenus dépassent largement le cadre d’une simple provocation numérique.
Didier Hoeltgen a également annoncé son intention de saisir la justice. D’autres élus pourraient suivre le même chemin. Cette affaire met en lumière un phénomène de plus en plus présent dans les campagnes locales. L’usage de l’intelligence artificielle pour fabriquer des contenus trompeurs, capables de semer le doute et de brouiller les repères, même à l’échelle d’une ville moyenne.
- Partager l'article :
