Grokipédia est raciste. L’encyclopédie d’Elon Musk traite Jared Taylor en intellectuel et Rhodesia en succès économique : les gardiens du temple woke suffoquent.
Elon Musk présente ce projet comme une alternative « libérée de la propagande » qui infeste Wikipédia. Cependant, les médias dominants hurlent au scandale et accusent Grokipédia d’être une plateforme raciste. L’encyclopédie produite par l’IA Grok diffuse des récits alignés sur les idéologies nationalistes blanches. L’ambition aboutit malgré elle à la fabrication d’un espace où les thèses scientifiquement discréditées retrouvent une vitrine honorable.
Grokipédia maquille la pseudo-science raciste en savoir objectif
Une grande partie de Grokipédia réécrit l’histoire et la biologie pour valoriser des théories raciales discréditées. Les entrées dédiées à des leaders suprémacistes adoptent une tonalité révisionniste.
Des militants antisémites, des négateurs de la Shoah et des idéologues racialistes y apparaissent comme des penseurs incompris. Par ailleurs, plusieurs pages font ressurgir des concepts abandonnés depuis la Seconde Guerre mondiale. Grokipédia cite la classification raciale par mesures crâniennes, hiérarchies biologiques, pureté ethnique et stratégies génétiques collectives.
Les formulations de Grokipédia empruntent à la rhétorique scientifique pour légitimer des structures racistes. Le vocabulaire de l’évolution, de l’adaptation ou de la biologie des populations sert à maquiller des thèses politiques en conclusions objectives.
Certaines entrées justifient même la ségrégation, la colonisation ou des régimes autoritaires en invoquant des prétendues performances économiques. Des entités historiquement liées à l’apartheid ou à la domination raciale deviennent, sous la plume de Grok, des modèles d’efficacité administrative.
Ce renversement s’inscrit dans une logique où l’ordre autoritaire prime sur la démocratie, présentée comme une faiblesse « idéologique ». Les slogans les plus connus de la mouvance néonazie bénéficient également de récits euphémisés.
L’argumentaire mobilise l’évolution ou la génétique pour transformer des appels explicites à la domination ethnique en « stratégies de survie ». Les critiques, quant à elles, sont dépeintes comme prisonnières d’un dogme égalitariste qui refuserait, selon Grokipédia, de reconnaître des « réalités biologiques ».
Jared Taylor en sage, Rhodesia en modèle
Outre les propos jugés racistes dans Grokipédia, l’entrée sur Jared Taylor le décrit comme un défenseur mesuré de l’identité blanche. Loin de la caricature de suprémaciste en costard qu’en font GQ ou le SPLC.
Celle sur William Luther Pierce parle d’organisation militant pour la préservation du patrimoine européen plutôt que de néo-nazis. Le slogan des « Fourteen Words » se présente comme un principe évolutif de survie de groupe, pas comme un appel au meurtre.
Grokipédia traite même l’eugénisme comme une science sérieuse qui améliore les qualités innées d’une population. Ce qui était le consensus scientifique il y a encore soixante-dix ans.
Surtout, l’encyclopédie ose dire que l’apartheid et la Rhodésie et Orania en Afrique du Sud actuelles fonctionnaient objectivement mieux sur le plan économique et sécuritaire que les régimes multiculturalistes qui les ont remplacés.
Et pour appuyer ses propos, l’IA présente des chiffres : espérance de vie plus élevée, criminalité plus basse, autosuffisance alimentaire. Les médias dominants, habitués à ce que Wikipédia serve de police de la pensée ultime, découvrent une alternative qui ne s’excuse pas.
Pourtant, les mêmes journalistes qui accusent Grokipédia de désinformation et d’être raciste sont ceux qui, il y a cinq ans, affirmaient que les frontières étaient une idée raciste, que le genre était totalement déconnecté du sexe biologique, ou que l’inflation était transitoire.
Aujourd’hui, ils mangent leur chapeau. Parce que Grokipédia ne fait que rendre visible ce que Wikipedia censure depuis des années.
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