Vous tiendrez 48 heures sans IA vous ? Sans GPS, sans correcteur automatique, sans Netflix ? On parie que non.
Nous sommes en 2025. Notre vie est désormais tricotée de mille fils invisibles d’algorithmes. L’IA s’est glissée partout — dans nos appareils, nos décisions et même nos réflexes. Alors, croyez-moi. 2 jours sans intelligence artificielle, ce ne serait pas du gâteau. A moins que vous viviez dans une grotte, bien sûr.
Comment c’est, la vie sans IA ?
Vous vous dîtes sûrement, deux jours à l’ancienne, ça ne fera pas mal. Pourtant, dès la première minute, vous regretterez d’avoir relever le défi.
Votre iPhone refuserait de s’ouvrir, faute de reconnaissance faciale. Retour au code à six chiffres. Les réseaux sociaux ? Impossible. Les filtres d’Instagram et les algorithmes de X sont partout. Même Gmail, vous devrez l’abandonner car l’anti-spam repose sur l’apprentissage automatique.
Dans la cuisine, ce serait encore pire. Pas de lumière qui s’allume automatiquement. A vous les lampes alimentées au solaire. De même, les brosses à dents électriques et l’eau du robinet gérée par un système prédictif sont interdites. Il faudra récupérer la pluie dans un seau.
Et à mesure que les heures passent, les découvertes se multiplieront. Les voitures connectées, les feux tricolores, les arbres de la ville… tout est lié à un programme d’analyse. Voilà le défi qu’a relevé Jeff Wilser, animateur du podcast « AI-Curious ».
D’ailleurs, ce n’est que le début. Apparemment, son déjeuner prévu avec d’autres auteurs vire aussi au casse-tête. Plus d’Uber, plus de taxi, plus de métro : tout repose sur des systèmes automatiques. Reste le vélo de son fils, dernier vestige d’un monde sans code.
En route vers le restaurant, il croise des caméras intelligentes, des feux “adaptatifs”, des panneaux dynamiques. Bref, l’IA le suit… même à vélo.
L’enfer du détail
Arrivé au restaurant, l’illusion s’effondre. La table avait été réservée via une application IA, le menu conçu grâce à des algorithmes et les salaires calculés automatiquement.
La “faute numérique” est donc inévitable. Pour se racheter, il cherche sa nourriture ailleurs : Central Park. Le dîner se résume à des feuilles de plantain sauvage. Le goût ? Vous ne préfèrerez pas savoir.
Le lendemain, retour à la culture. Pas de Netflix, pas de YouTube, juste un vieux DVD de Robert Altman. Écran granuleux, son capricieux, aucun algorithme pour deviner ses goûts ni pour une recommandation.
Lors de sa promenade suivante, il tente un look de résistance : des lunettes “anti-reconnaissance faciale”, censées tromper les caméras de la ville. Pourtant, l’illusion ne dure pas.
Les rues sont couvertes de capteurs, de systèmes de surveillance et d’objets connectés. Même les lunettes “rebelles” utilisent un logiciel pour brouiller les visages. On croit fuir l’IA, on marche en plein dedans.
Le soir venu, la déconnexion se transforme en introspection. Il réalise que tout ce qu’il prend pour du confort est en réalité une immense toile de calculs. Dormir sans alarme intelligente, cuisiner sans recette automatisée, écrire sans correcteur… chaque geste devient un défi. L’expérience, censée libérer, devient un miroir de dépendance.
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