Alex Karp, le PDG de Palantir n’a jamais eu peur d’aller trop loin. Il transforme chaque accusation en argument commercial et semble considérer les crises militaires comme un filon à exploiter.
Sa dernière sortie publique au DealBook Summit en est la preuve. Cette foi, il défend ouvertement l’idée que des frappes jugées illégales pourraient servir de tremplin à ses contrats militaires.
Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Karp a présenté les frappes navales américaines dans les Caraïbes comme une opportunité parfaite. Ces opérations, pour info, sont jugées illégales par de nombreux experts. Mais cela n’a pas empêché le patron de Palantir de vouloir le légaliser.
D’ailleurs, au cas où vous ne l’avez pas saisi, ce n’est pas son véritable but. Il veut légaliser ces frappes car cela nécessiterait un encadrement qui exigerait une technologie fiable.
Cela entraînerait mécaniquement l’usage massif de ses outils. Car chaque détail d’une opération doit être vérifié avec une précision extrême. Et selon lui, seul son logiciel peut fournir ce niveau de contrôle.
Bref, il y voit une chance de renforcer ses liens avec l’armée et la dépendance du Pentagone. Quoique, Ce n’est pas ce qu’il y a de plus surprenant. Karp assume depuis longtemps son admiration pour la violence qu’il juge stratégique.
Il citait récemment un politologue évoquant la supériorité militaire occidentale comme clé historique. Son discours laisse entendre que la force brute reste un moteur puissant pour défendre les intérêts occidentaux.
Ses positions sur l’immigration suivent la même logique. Il soutient les méthodes de Trump et veut renforcer la dissuasion envers les migrants. Il affirme vouloir influencer le pays afin de maintenir une approche ferme.
En parallèle
Palantir a obtenu un contrat de l’ICE pour créer ImmigrationOS, une plateforme de surveillance à 30 millions de dollars. Ce déploiement intervient au moment où Amnesty International critique l’usage de l’IA de Palantir contre des militants pro-palestiniens.
Karp nie toute construction de base de données massive. Il admet pourtant que les données légales peuvent être intégrées aux outils de Palantir. Il reconnaît même que les ennemis des États-Unis sont surveillés grâce à ces intégrations.
Le PDG se disait autrefois progressiste, mais il s’aligne désormais largement sur la vision politique de Trump. Il critique les Démocrates en leur reprochant un manque d’audace. Il affirme que ses idées pourraient les aider à gagner des élections s’ils les adoptaient.
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