Selon plusieurs notes internes relayées par Reuters, Meta est sur un nouveau projet. L’entreprise veut analyser la manière dont ses employés utilisent leur ordinateur au quotidien. Souris, clics, frappes clavier, rien ne serait laissé au hasard pour nourrir ses modèles.
Pour ce faire, un logiciel de suivi est intégré à certains outils professionnels utilisés chez Meta. Il fonctionnerait sur des applications internes et des sites web de travail, tout en capturant régulièrement des screenshots.
L’objectif est de replacer chaque action dans son contexte afin de mieux comprendre les comportements humains face à une machine.
Comment Meta justifie cette stratégie d’entraînement d’IA ?
Un porte-parole explique que ces données servent à améliorer la capacité des agents à réaliser des tâches concrètes. L’IA doit apprendre à naviguer dans des menus, cliquer sur des boutons ou encore reproduire des actions simples mais essentielles.
Et sans exemples réels, ces systèmes restent limités dans leur compréhension des usages humains. L’entreprise précise également que ces données ne seraient pas utilisées pour évaluer la performance des employés.
Pour autant, cette initiative ne demeure pas moins une observation continue. Et forcément, tout le monde ne regarde pas ce type d’initiative avec le même enthousiasme.
Personnellement, une telle démarche ne m’arrangerait pas. Devenir une source directe de données d’entraînement pour l’IA, même sans changer ma routine ? Non, merci !
Et pourtant, devinez quoi ? Cette initiative est présentée comme une forme de contribution collective. Du moins, selon Reuters. Car voyez-vous, les textes, images et vidéos disponibles sur internet sont déjà largement exploités pour l’entraînement des modèles d’IA.
En revanche, les données d’interaction réelle avec un ordinateur restent rares et difficiles à obtenir. Certaines entreprises vont même jusqu’à simuler des environnements complets pour générer ces précieuses données comportementales.
Mais visiblement, Meta, lui, a choisi d’exploiter ses employés. Et pourtant, en parallèle, la boîte envisagerait aussi de fixer des objectifs d’usage de l’IA pour certains personnels.
Il paraît même que la société de Mark Zuckerberg réfléchisse à une possible réduction de ses effectifs mondiaux pouvant atteindre 10 %. Totalement injuste à votre avis ?
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