Guerre superagents

OpenAI et Anthropic vs Microsoft et Salesforce : la guerre des superagents IA a débuté

Le moment redouté par beaucoup de personnes est arrivé. La guerre des superagents IA est lancée. Ce qui se joue ici dépasse largement la simple évolution des chatbots. Parce qu’on ne demande plus à l’IA de répondre, mais d’agir.

Hier encore, on applaudissait un texte bien généré. Aujourd’hui, les géants de la tech veulent des agents capables de remplir un CRM, gérer des e-mails ou réserver un déplacement professionnel sans supervision humaine constante. C’est ce basculement vers l’action autonome qui alimente la guerre des superagents IA entre les principaux acteurs du secteur.

OpenAI et Anthropic : au coeur de la guerre des superagents IA par la vision numérique

Dans cette guerre des superagents IA, OpenAI et Anthropic avancent avec une stratégie limpide. Leur objectif est de rendre leurs agents capables d’utiliser n’importe quel ordinateur comme un humain.

Ne contrôlant pas directement les suites logicielles d’entreprise, ils misent sur des agents en mesure d’observer l’écran. Mais aussi de comprendre les interfaces et d’interagir avec elles. 

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L’idée est que si l’IA sait cliquer et remplir des formulaires, elle peut potentiellement piloter n’importe quel outil existant sans intégration technique lourde. OpenAI pousse cette logique avec ses agents capables d’utiliser un navigateur ou un bureau virtuel de manière autonome. 

Un exemple concret de superagent IA chez OpenAI est Operator.  L’agent est en mesure d’utiliser un navigateur web pour effectuer des actions à la place de l’utilisateur.

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De son côté, Anthropic développe des fonctionnalités similaires avec Claude. L’IA peut désormais manipuler des applications et exécuter des tâches multi-étapes. Dans son article, The Guardian souligne que Claude sait contrôler le curseur, cliquer et taper au clavier pour exécuter des tâches complexes sans supervision humaine constante.

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Microsoft et Saleforce se jouent dans les écosystèmes logiciels fermés

Face à cette vision universelle, la guerre des superagents IA prend une tournure très différente chez Microsoft et Salesforce. Ici, il ne s’agit de piloter l’ordinateur de l’extérieur. L’IA est intégrée directement au cœur des logiciels métiers.

Microsoft déploie massivement Copilot dans sa suite Microsoft 365. L’agent connaît déjà les e-mails, les réunions, les documents internes. Il n’a pas besoin de voir l’écran. L’IA comprend la structure des données nativement. 

En plus, d’après les informations relayées par The Verge, Microsoft transforme Windows en système agentique, où des agents automatisent des tâches comme la recherche, l’administration ou la gestion de fichiers directement dans l’OS.

Salesforce adopte la même logique avec ses agents intégrés au CRM, capables de qualifier des leads, gérer des interactions clients ou automatiser des workflows commerciaux entiers. 

L’IA agit ici de manière proactive, directement au cœur du système de vente. Ce qui renforce encore l’intensité de la guerre des superagents IA autour du contrôle des données professionnelles.

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Plusieurs analyses stratégiques confirment que la possession des données métiers et des workflows constitue un levier clé dans la domination des plateformes d’IA d’entreprise.

Une guerre des superagents IA devenue course aux armements technologiques

À ce stade, la guerre des superagents IA ressemble de plus en plus à une véritable course aux armements. Chaque acteur veut imposer son agent comme l’interface principale entre l’humain et l’ensemble des logiciels.

OpenAI cherche à devenir une couche de coordination universelle, presque un système d’exploitation des tâches numériques. Anthropic, de son côté, insiste fortement sur la fiabilité et la sécurité pour séduire les entreprises sensibles aux enjeux réglementaires. 

Pendant ce temps, Microsoft et Salesforce défendent des écosystèmes fermés mais intégrés, où l’IA agit dans un environnement contrôlé.

Les investissements colossaux dans l’IA agentique illustrent l’ampleur de cette guerre des superagents IA. Les entreprises ne cherchent plus seulement des modèles performants, mais des agents capables d’exécuter des actions critiques sans erreur.

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Jusqu’où déléguer l’action ?

Au-delà de la technologie, la guerre des superagents IA soulève une question fondamentale : sommes-nous prêts à déléguer l’exécution complète de tâches sensibles à des agents autonomes ?

Confier la gestion d’e-mails professionnels, de relations clients ou d’opérations financières à une IA implique un niveau de confiance inédit. La fiabilité, la sécurité et la gouvernance des données deviennent alors les nouveaux champs de bataille de cette guerre des superagents IA.

Le gagnant ne sera probablement pas celui dont le modèle parle le mieux, mais celui dont l’agent agira avec le moins d’erreurs dans des environnements critiques. Et c’est précisément là que se joue l’avenir de l’interface homme-machine pour la prochaine décennie.

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