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La reconnaissance faciale angoisse les citoyens chinois selon une étude

Les citoyens chinois s’inquiètent face au déploiement croissant de la reconnaissance faciale dans tout le pays. C’est ce que révèle une étude menée par un institut de recherche basé à Pékin…

Depuis le début du mois de décembre 2019, les citoyens chinois sont désormais contraints de se soumettre à la reconnaissance faciale pour acheter un nouveau smartphone. En Chine, cette technologie est aussi déployée dans les gares, les écoles, ou encore les centres commerciaux à travers le pays.

La Chine est le pays qui dispose du plus grand nombre de caméras de reconnaissance faciale. Il ne fait aucun doute que le gouvernement apprécie grandement cette innovation, mais qu’en pensent les citoyens ?

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Une étude menée par l’institut de recherche Nandu Personal Information Protection Research Centre, basé à Pékin; auprès de 6152 citoyens, révèle que le peuple chinois est angoissé et inquiet face à l’usage croissant de la reconnaissance faciale. Ainsi, 74% des interrogés déclarent vouloir pouvoir choisir une autre option plus traditionnelle tel que la carte d’identité ou le passeport pour vérifier leur identité.



La reconnaissance faciale est perçue comme un risque pour la confidentialité, mais permet aussi de rendre les rues plus sûres…

La principale crainte, citée par un grand nombre de participants, est que les données biométriques soient piratées ou en fuite. Ainsi, 80% des sondés affirment avoir peur que les différents opérateurs de systèmes de reconnaissance faciale négligent la sécurité.


Or, une autre étude révèle que leurs craintes sont loin d’être infondées. Menée par la firme de cybersécurité Comparitech, cette étude classe la Chine en dernière position d’un classement de 50 pays sur la façon dont les systèmes de surveillance et de biométrie sont déployés. Il est reproché à la Chine de n’avoir aucune loi spécifique pour protéger les données biométriques des citoyens.

Toujours dans le cadre du sondage mené par Nandu, 57% des interrogés expliquent aussi craindre que leurs mouvements soient suivis. De plus, 84% d’entre eux souhaitent pouvoir passer en revue les données collectées par les systèmes de reconnaissance faciale à leur sujet et pouvoir exiger leur suppression. Un droit octroyé en Europe par le RGPD, mais en aucun cas en Chine

Néanmoins, l’étude révèle aussi que 60 à 70% de citoyens chinois considèrent que la reconnaissance faciale a permis de rendre les lieux publics plus sûrs. Il convient de le souligner, car ceci démontre que cette technologie est une arme à double tranchant…