Simple caillou glacé perdu dans l’espace ou technologie alien en repérage ? Trop gros, trop précis, trop silencieux… 3I/ATLAS n’a en tout cas rien d’une simple comète.
C’est en tout cas l’hypothèse avancée par Avi Loeb, astrophysicien à Harvard, épaulé par Adam Hibberd et Adam Crowl de l’Initiative for Interstellar Studies. Selon eux, cet objet interstellaire pourrait être un artefact extraterrestre provenant d’une civilisation pas forcément pacifique. Espérons qu’il ne s’agisse que d’une comète, un peu zélée dans sa précision orbitale.
Technologie alien ou simple comète ?
L’hypothèse de Loeb, Hibberd et Crowl repose sur plusieurs anomalies. L’objet 3I/ATLAS, avec ses 20 kilomètres de diamètre, semble trop massif et trop particulier pour un astéroïde naturel.
Cette possible technologie alien suit une orbite rétrograde, alignée avec le plan orbital de la Terre. Une coïncidence statistiquement rare avec une probabilité de 0,2 %.
De plus, sa trajectoire frôle plusieurs planètes : Vénus, Mars, puis Jupiter avec une probabilité cumulative de 0,005 %. Cela évoque davantage une navigation intentionnelle qu’un simple hasard cosmique.
Par ailleurs, 3I/ATLAS n’émet aucun gaz carboné détectable, contrairement aux comètes traditionnelles.
De plus, il pourrait atteindre son point le plus proche du Soleil à l’opposé de la Terre, une zone difficilement observable par nos télescopes.
L’objet pourrait utiliser une manœuvre d’Oberth inversée. Une technique théorique qui permettrait à un vaisseau de ralentir en tirant parti de la gravité solaire pour s’installer durablement dans notre système.
Faut-il s’alarmer ?
L’idée n’est pas nouvelle. En 2018, une hypothèse selon laquelle l’objet interstellaire Oumuamua pouvait être une technologie alien. Ce dernier serait une voile solaire d’origine extraterrestre, en raison de son étrange accélération non gravitationnelle.
Pour 3I/ATLAS, la confirmation ou non viendra peut-être des données attendues de l’Observatoire Vera C. Rubin, qui pourraient lever une partie du mystère.
L’article du trio scientifique, pour l’instant, non évalué par les pairs, alimente déjà un débat houleux. Plusieurs astronomes reprochent à Loeb ses hypothèses jugées trop sensationnalistes.
En effet, les anomalies observées peuvent s’expliquer par des phénomènes naturels mal compris.
En réalité, l’explication la plus plausible reste celle d’un objet interstellaire naturel, probablement une comète. Les auteurs eux-mêmes le précisent.
« Le résultat le plus probable sera de loin que 3I/ATLAS est un objet interstellaire complètement naturel, probablement une comète et les auteurs attendent les données astronomiques pour soutenir cette origine probable. »
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