Google a brièvement mis en ligne une application baptisée COSMO sur le Google Play Store. Elle a disparu aussi vite qu’elle était arrivée. Cependant, ce n’était pas n’importe quelle appli.
Publié le 30 avril 2026 par Google Research, cet outil est présenté comme un « experimental AI assistant ». L’application est plutôt imposante avec ses 1,13 Go. Ce qui la rapproche davantage d’un jeu mobile haut de gamme.
Quoique… cela n’est guère surprenant. Après tout, elle embarque directement un modèle Gemini Nano capable de fonctionner en local sur le smartphone. Ce, sans dépendre systématiquement du cloud.
Visuellement, on est loin d’un produit prêt à séduire le grand public. L’interface fait penser à un prototype en cours de développement, sans finition commerciale. Certaines captures présentes sur le Play Store étaient même mal affichées. Comme si quelqu’un avait publié une version interne sans tout vérifier.
Que vaut Google COSMO ?
COSMO ne cherche pas à réinventer le chatbot classique, déjà omniprésent. Sa vraie différence, c’est son comportement proactif. L’application repose sur quatorze « Skills ».
Ces dernières sont à même de se déclencher automatiquement selon ce qui apparaît à l’écran. Une discussion mentionne un délai ? L’assistant propose un minuteur sans qu’on lui demande quoi que ce soit.
Un rendez-vous est évoqué dans un message ? Il suggère directement de l’ajouter à Google Agenda. Un terme incompris dans un document PDF ? Il en affiche la définition instantanément.
Parmi ses “Skills”, on trouve même un “Browser Agent”, qui rappelle les travaux de Google sur des systèmes naviguant sur le web à la place de l’utilisateur, à l’image du projet Mariner.
En gros, COSMO n’est donc pas le genre d’assistant qu’on sollicite à chaque besoin. Non, lui, il observe et anticipe. En pratique, cela s’appuie sur l’API d’accessibilité d’Android.
Evidemment, cela ne va pas sans soulever des questions sur le niveau d’accès aux données et des inquiétudes sur une potentielle surveillance permanente.
Sur le plan technique
Google semble tester plusieurs approches techniques avec COSMO. L’application propose trois modes de traitement. Le premier fonctionne entièrement en local grâce à Gemini Nano, pour privilégier la confidentialité.
Le second repose sur les serveurs de Google via un système nommé « PI », plus puissant mais forcément plus dépendant du cloud. Le troisième mélange les deux, selon les besoins.
Mais malgré ces ambitions, il faut garder en tête un point important : COSMO n’est pas un produit final. Il s’agit d’un test, probablement destiné à des développeurs ou à une phase interne.
Une fuite qui donne surtout un aperçu de ce que Google prépare en coulisses à l’approche du Google I/O 2026, prévu le 19 mai…
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