Près d’un tiers des grandes entreprises françaises présentent une cyber résilience insuffisante. Un déficit de préparation qui ralentit la restauration des données et accentue le risque de pertes clients.
Cohesity vient de publier son baromètre mondial de la cyber-résilience qui révèle des disparités criantes entre les pays. En France, 27 % des grandes entreprises n’ont pas atteint un niveau de maturité suffisant pour affronter une cyberattaque. Ce manque de préparation se traduit par des délais de récupération allongés et une dépendance accrue aux rançons. Il reflète également un écart croissant entre les secteurs les plus avancés et les plus exposés.
Un niveau de maturité inquiétant en France
D’après le dernier baromètre publié par Cohesity, la France affiche un retard notable en matière de cyber résilience. Seuls 15 % des acteurs interrogés atteignent les niveaux de maturité les plus élevés, contre 17 % en moyenne en Europe.
À l’inverse, plus d’un quart se retrouvent dans les deux catégories les moins préparées à encaisser un choc cyber. En comparaison, le Royaume-Uni fait figure de bon élève, avec 22 % d’organisations classées parmi les plus matures. Ces écarts révèlent une fracture profonde dans les capacités de réponse et de rétablissement selon les pays et les secteurs.
Des conséquences bien réelles sur la continuité d’activité
Le manque de maturité ne se traduit pas uniquement par un score dans un rapport. Il a des effets directs sur la rapidité de restauration des données, la gestion des rançons ou encore la relation client. En moyenne, les entreprises françaises mettent 3,7 jours pour récupérer leurs données après une attaque.
Un délai qui grimpe à plus de 5 jours pour les structures les moins prêtes. S’ajoute à cela une exposition accrue aux cyber extorsions : 75 % des entreprises françaises ont payé une rançon ces douze derniers mois. Or, comme le souligne Olivier Savornin, VP EMEA chez Cohesity, une meilleure préparation réduit drastiquement le recours à ce type de solutions extrêmes.
La résilience comme socle de compétitivité
Si certaines organisations françaises accusent du retard, d’autres amorcent une transition vers une cyber résilience structurée. Dans les secteurs IT, BTP ou médias, des efforts significatifs se font sentir. Mais la santé, le secteur public et les services aux particuliers restent largement à la traîne.
Pour inverser la tendance, Cohesity préconise une feuille de route en cinq axes : protection complète des données, sauvegardes sécurisées, détection proactive, simulations régulières et cartographie fine des risques. Autant d’éléments qui permettent aux entreprises de transformer leur posture face aux menaces. « La cyber-résilience est désormais un pilier fondamental de l’innovation », rappelle Olivier Savornin. Un message clair pour les décideurs.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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