Euclidia : une nouvelle alliance Cloud européenne pour concurrencer Gaia-X

Les 23 membres qui constituent Euclidia défient Gaia-X avec leur solution visant à réduire la dépendance vis-à-vis des opérateurs étrangers.

Euclidia est une alliance épaulée par plusieurs organismes européens dont le CNLL (Conseil National du Logiciel Libre), l’EANGTI (Assocation européenne des innovateurs en télécommunications de nouvelle génération), de l’OW2 et le FDL (Fonds de dotation du Libre). Son objectif se rapproche de celui de Gaia-X dans la valorisation des solutions cloud 100 % européennes. Avec des convictions distinctes, ces deux entités cherchent à rendre les services cloud accessibles à toutes les entreprises européennes.

Euclidia combat pour l’autonomie numérique en Europe

A ce jour, Euclidia est constitué de 23 membres. Ce sont Abilian, Amarisoft, Beremiz, BlueMind, Clever cloud, E. corp, Jamespot, Innoroute, Linbit, Netframe, Nexedi, Nextcloud, ng-voice, Nitrokey, OpenSVC, Patrowl, Rapid.space, Scaleway, SenX, Signal18, Submer, Vates et enfin Xwiki. On notera que toutes ces sociétés sont des entreprises européennes. C’est ce qui différencie la nouvelle alliance de Gaia-X. Cette dernière est, en effet, fondée par des entreprises connues pour avoir réalisé un ou plusieurs accords stratégiques avec Microsoft et AWS. Une grande majorité aurait même des relations de longue date avec les GAFAM.

Grâce à ses partenaires, Euclidia cherche tant bien que mal à se distinguer. D’ailleurs, Jean-Paul Smets, son vice-président et également fondateur de Nexedi annonce que « cette alliance réunit les acteurs prêts à fournir sous licence des technologies cloud à des gouvernements qui veulent dépendre le moins possible d’acteurs étrangers en supprimant les problèmes d’extraterritorialité ». A ce jour, l’alliance fournit différentes technologies cloud à savoir SaaS, IaaS, PaaS, vRan et edge.

Le projet de longue haleine d’Euclidia

Bien qu’Euclidia ne possède aujourd’hui aucune forme juridique, ses aspirations vont très loin. Les fondateurs envisagent par exemple de faire grossir leur rang et de permettre l’adhésion d’au moins 200 entreprises d’ici quelques années. Jean-Paul Smets ne manque pas de souligner la mission de l’association. Alors qu’Euclidia et Gaia-X se ressemblent en ce point, cette première s’est fixée comme but de compenser ce que Gaia-X ne peut faire.

L’alliance projette, en effet, de lancer des technologies cloud qui sont garanties par des entités européennes et non étrangères. Elle souhaite aller à contre-courant de l’affirmation de Gaia-X en 2020 comme quoi « les géants du web chinois ou indiens pourront même rejoindre le projet cloud européen ». En premier lieu, il sera indispensable de réunir tous les fournisseurs de services et d’infrastructures cloud. On pourra ensuite les soumettre à un référentiel où seront mentionnés les attributs obligatoires comme par exemple l’absence de soumission au Cloud Act américain.

Au final, les ambitions de Gaia-X ne se réfèrent aucunement à la lutte contre les GAFAM. A l’inverse, cet organisme envisage de leur demander leur soutien. Cela permet à celui-ci de garantir un niveau de sécurité élevé en matière de protection de données. Dans son combat, Euclidia, lui, veut procéder autrement. Il insiste sur la possibilité de proposer une solution qui est 100 % européenne.

Sources & crédits Source : siècle digital - Crédit :

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