Ils font la data Milos Brkovic

« Ils font la Data » | Milos Brkovic (Commvault France) : “La question n’est pas de savoir si l’on sera attaqué, mais quand”

Dans le cadre de notre dossier “Ils font la data”, Milos Brkovic, country manager France de CommVault revient sur les grands enjeux de la protection des données en 2022.

Bigdata.fr : Quelles sont les nouvelles tendances que vous percevez sur votre secteur ?

Milos Brkovic, country manager France de CommVault : À court et moyen terme, je pense que les entreprises vont continuer leur “move to cloud” et en particulier l’hybridation de leurs environnements. Ce sont des sujets qui, à mon avis, vont rester prépondérants en ce début d’année. Il va sans doute falloir s’interroger sur la protection et la sécurité de ces mêmes environnements. La sécurité va, évidemment et plus que jamais, rester un sujet extrêmement important à court et moyen termes. L’actualité récente le démontre encore une fois, avec des attaques de cybercriminalité toujours plus perfides qui s’industrialisent puisqu’elles sont à la fois extrêmement simples à mettre en place et relativement à la portée de tous. C’est donc un sujet sur lequel les entreprises vont devoir très sérieusement se pencher. 

Observez-vous des tendances sur ces attaques ? Quelles sont les cibles privilégiées ?

D’une manière générale, ce sont les données en tant que telles qui sont la cible des attaques. Les entreprises disposent d’un capital “données” important. C’est là que se trouve leur valeur. Les attaques de types « ransomwares » vont rester importantes, je pense. On constate que les cybercriminels s’adaptent. Après avoir attaqué les environnements de production qui étaient faibles, on voit que les attaques concernent aujourd’hui les environnements de backup, avant même les environnements de productions, et donc lorsque les entreprises s’en rendent compte, elles sont déjà infectées sur ce qui est censé être leur premier outil de protection. C’est quelque chose d’extrêmement important. Nous, c’est quelque chose que nous prenons très au sérieux. C’est pour cette raison que nous avons annoncé l’acquisition de TrapX, qui est spécialisé dans la défense proactive des environnements pour accompagner nos clients sur ces questions. 

Actuellement, quels sont les secteurs particulièrement ciblés par ce type d’attaques ?

On le dit souvent, la question n’est pas de savoir si l’on sera attaqué, mais quand. Aujourd’hui, aucun secteur n’est à l’abri. Il y a évidemment des secteurs qui sont très ciblés de fait. On a pu le voir récemment, des ministères, le secteur bancaire, le milieu hospitalier, le commerce… Tous sont touchés.

Quels sont les leviers marketing qui vont cartonner en 2022, selon vous ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une attente et un besoin du marché et des clients de sortir du “full digital”. Notre événement du 3 février dernier en est la preuve. Nous sommes très contents et très fiers d’avoir pu le mener en hybride, c’est-à-dire avec des invités en et des speakers en présentiel, mais également des invités et des speakers à distance. Il est évident qu’on ne vit pas le distanciel de la même manière que le présentiel. La nature des échanges n’est pas la même. En fonction de la maturité face à une question, une entreprise peut avoir envie de construire et de poursuivre un échange avec davantage de proximité, avec des experts et donc en présentiel. À l’inverse, s’il s’agit de prendre des informations, le distanciel est parfait. C’est finalement ce que ce mélange permet : proposer une offre adaptée aux différents contextes que peuvent avoir nos clients. L’hybridation va être un point fort pour la communication cette année. 

Quels sont vos gros projets de ce début d’année ?

D’un point de vue de l’offre, nous avons récemment annoncé l’acquisition de TrapX, sur un axe très cybersécurité. Nous avons donc la volonté d’aller encore plus loin dans la gestion intelligente des environnements de données y compris en mettant l’accent sur la sécurité. En France, nous avons une volonté forte d’être encore plus proches de nos partenaires et de nos clients avec un renforcement de nos effectifs. On veut notamment doubler les forces de vente et ainsi, accompagner nos clients dans les régions. 

Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer en ce début d’année ?

Nous ne rencontrons pas de difficultés particulières si ce n’est qu’on ignore ce que va être exactement la sortie de pandémie. On espère un retour à une vie normale. L’accélération du travail en distanciel sera bénéfique pour tout le monde. Je crois que nous sommes entrés dans une phase de résilience après une période de résistance. Tant qu’on résiste on supporte. A partir du moment où on entre en résilience, on s’adapte. 

Entretien réalisé par Amandine Durand

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