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La fin des langages C et C++ en 2030 ? Microsoft clarifie les choses

Enterrer les langages C et C++ dans cinq ans ? L’idée fait frémir les développeurs et en réjouit certains. Face à la rumeur, Microsoft sort du bois. Non, le géant de Redmond ne prépare pas une exécution publique de ces langages historiques. Mais oui, quelque chose est clairement en train de changer.

Tous les dix ans, le même fantasme refait surface avec un nouveau langage qui arrive ou une nouvelle technologie qui promet de tout balayer. Et, à chaque fois, C et C++ sont donnés pour morts. Cette fois, la rumeur est plus bruyante que d’habitude. 

Parce que Microsoft alimente la polémique en assumant son virage vers Rust. En parallèle, il mise sur des outils d’IA capables de réécrire des montagnes de code. Cela laisse donc imaginer une fin programmée pour les piliers historiques du développement système ?

Une infrastructure algorithmique capable déjà en place

Si ces rumeurs sur la fin des langages C et C++ prennent de l’ampleur, c’est sans doute parce que Microsoft travaille déjà sur une infrastructure de traitement du code à grande échelle. Et elle est loin d’être théorique.

La mission affichée de l’équipe pilotée par Hunt est ambitieuse. Celle de permettre à Microsoft et à ses clients d’éliminer la dette technique massive accumulée au fil des années. Pour y parvenir, l’entreprise s’appuie sur des agents d’IA guidés par des algorithmes capables d’analyser et de modifier du code.

Le cœur de cette infrastructure est déjà opérationnel. Elle est notamment utilisée pour la compréhension du code, une étape clé avant toute modification automatique. Microsoft veut d’ailleurs traiter jusqu’à un million de lignes de code par ingénieur, sur une période d’un mois.

Pour rendre cela possible, Redmond a développé une infrastructure algorithmique performante. Celle-ci crée un graphe évolutif du code source, capable de cartographier des bases de code gigantesques. Cette approche aurait été tout simplement inimaginable il y a encore quelques années.

Dans le même temps, Microsoft étend aussi son programme de primes aux bogues, y compris à des projets qui ne prévoyaient pas de rémunération officielle. Preuve que la chasse aux failles devient une priorité stratégique, et pas seulement un discours marketing.

Microsoft va-t-il vraiment enterrer les langages C et C++ ?

C’est la question qui fâche. Et la réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.

Officiellement, Microsoft ne parle pas de plan d’abandon. Il s’agit d’un projet de recherche mené par une équipe spécifique, non pas d’une feuille de route imposée à toute l’entreprise. Les langages C et C++ restent omniprésents dans Windows, Azure et de nombreux outils internes.

Mais le signal envoyé nuance cette idée. En effet, Microsoft a investi 10 millions de dollars pour faire de Rust un langage de première classe dans l’ingénierie des systèmes. Le but est de réduire drastiquement les bugs liés à la gestion de la mémoire, l’un des talons d’Achille historiques des langages C et C++.

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Ce mouvement dépasse largement Redmond. Google tient le même discours et reconnaît que les failles mémoire en C et C++ restent les plus difficiles à corriger. Rust a ainsi rejoint Java et Kotlin au sein de l’Android Open Source Project.

C et C++ ne seront donc pas morts. Mais ils ne seront plus intouchables. L’IA, les exigences de sécurité et la pression industrielle rebattent les cartes. D’ici 2030, il n’y aura sans doute pas de fin de ces langages. En revanche, le règne sans partage de ces langages historiques semble bel et bien toucher à sa fin.

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