Les premiers benchmarks du MacBook Neo suggèrent que la machine vaut son prix. Cependant, certaines limites méritent d’être connues avant l’achat.
L’une des particularités du MacBook Neo est la puce A18 Pro. Oui, la même que celle qui équipe l’iPhone 16 Pro. Mais cela signifie-t-il que le MacBook a la même puissance qu’un iPhone ? Ses premiers benchmarks Geekbench, publiés début mars 2026, montrent des performances solides en usage quotidien. Pourtant, ils révèlent des limites en multitâche intensif et en traitement graphique.
Que disent les benchmarks du MacBook Neo ?
Les premiers benchmarks publiés sur Geekbench dévoilent un Mac17,5, alias MacBook Neo, à 3 461 points en monocœur et 8 668 en multicœur. Pour l’iPhone 16 Pro, les tests de Tom’s Guide montraient 3 400 en monocœur et 8 341 en multicœur.
La similitude en monocœur s’explique avec l’utilisation de la même puce. Pourtant, le Neo prend l’avantage sur le multicœur. Cela confirme qu’Apple a optimisé l’utilisation des cœurs pour un environnement laptop.
Le gain est modeste mais notable. Quelques centaines de points supplémentaires traduisent une puissance légèrement supérieure à celle d’un smartphone. Ces résultats surprennent, car une puce mobile n’est généralement pas pensée pour soutenir une charge multicœur sur plusieurs heures.
Une amélioration par rapport au MacBook Air M1
Les benchmarks montrent aussi que le Neo dépasse le MacBook Air M1. Le modèle 2020 affichait 2 341 en monocœur et 8 341 en multicœur. Comment expliquer une telle performance ? C’est grâce à la gravure en 3 nm de la puce A18 Pro. Cette structure booste le monocœur tout en maintenant un multicœur stable.
Apple optimise le MacBook Neo avec son Neural Engine et l’automatisation de macOS Sonoma et Ventura. Les cœurs performants prennent le relais pour les tâches légères, évitant la surchauffe sans ventilateur.
Par ailleurs, la RAM fixe de 8 Go est compensée par la suspension intelligente des processus en arrière-plan. Cela promet donc une fluidité constante pour la bureautique, le streaming Netflix ou encore l’édition de photo légère.
Pour seulement 599 €, le Neo rend donc l’accès à un MacBook plus facile que jamais tout en conservant un minimum de performances convaincantes. Il reste réactif au quotidien. Il dépasse les anciens M1 et s’approche même des Snapdragon X Elite en efficacité.
Et face aux MacBook de la série M ?
Là, n’attendez pas à des miracles. Le Neo ne fait pas le poids face aux MacBook Pro équipés de la puce M5. Ces modèles atteignent 4 288 en monocœur et 17 926 en multicœur, des chiffres qui montrent l’écart avec les performances haut de gamme d’Apple.
La puce A18 Pro se situe entre un smartphone premium et un MacBook classique. Ce qui confirme que le Neo n’a pas vocation à remplacer les modèles M5 pour les tâches intensives ou la création de contenu lourd.
Cependant, pour un utilisateur qui cible le traitement de texte, les navigateurs multiples ou des outils d’automatisation légers, le Neo offre une puissance suffisante. Il pourrait séduire ceux qui veulent un MacBook fiable sans exploser leur budget.
Des promesses à confirmer
Les benchmarks révèlent que le MacBook Neo peut tenir la cadence dans un format laptop. Le multicœur supérieur à celui de l’iPhone 16 Pro suggère qu’Apple a ajusté l’architecture et la gestion thermique pour tirer le meilleur de ce processeur. L’expérience pourrait surprendre les sceptiques, surtout à ce prix.
Toutefois, si ces benchmarks sont prometteurs, il faudra tester le MacBook Neo sur des charges réelles et prolongées. La gestion de la chaleur, la stabilité sous des logiciels gourmands et la compatibilité avec les applications professionnelles détermineront son intérêt réel.
Quoi qu’il en soit, les premiers scores offrent un aperçu encourageant. Le Neo s’impose comme une alternative solide pour un MacBook abordable et fluide. Il offre suffisamment de puissance pour un usage quotidien tout en intégrant les avancées des puces d’iPhone.
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