Nvidia a atteint une valorisation record de 5 trillions de dollars, une ascension fulgurante grâce à son leadership en IA et puces graphiques.
La petite détonne de l’épisode DeepSeek appartient désormais au passé. Nvidia devient la première entreprise cotée à franchir la barre historique de 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. La révolution de l’IA dépend fortement de la société californienne, et son PDG, Jensen Huang, devient une icône de la Silicon Valley.
Due à la domination technologique
Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l’action Nvidia a été multipliée par douze. La frénésie autour de l’IA a propulsé l’indice S&P 500 à des sommets historiques. Parallèlement, la demande pour les processeurs graphiques (GPU) explose dans les centres de données, les serveurs cloud, les smartphones et les véhicules autonomes.
Ces microprocesseurs ont été initialement conçus pour le jeu vidéo. Ces puces sont désormais essentielles à l’entraînement des modèles de deep learning pour chatbots et générateurs d’images.
En seulement trois mois, la valeur de l’entreprise a bondi de 4 000 milliards à 5 000 milliards de dollars. Nvidia représente à présent environ 8 % de l’indice S&P 500 et pèse dix fois plus que son principal concurrent, AMD.
Sa capitalisation boursière dépasse le PIB du Japon, quatrième économie mondiale, et vaut plus du double des quarante plus grandes entreprises du CAC 40.
L’ascension de Nvidia et de son PDG
Cette progression a renforcé la fortune de Jensen Huang, estimée à près de 180 milliards de dollars. Le PDG de Nvidia se place ainsi au huitième rang des milliardaires mondiaux.
Huang, originaire de Taïwan et installé aux États-Unis dès l’âge de neuf ans, dirige Nvidia depuis sa création en 1993. Sous sa gouvernance, les processeurs H100 et Blackwell sont devenus les moteurs des modèles d’IA les plus puissants. Les mêmes puces qu’utilisent OpenAI et xAI, la société d’Elon Musk.
Les marchés valorisent Nvidia pour sa domination technique et son rôle stratégique dans la géopolitique mondiale. Les restrictions américaines sur l’exportation de puces avancées font de la Green Team un acteur clé entre Washington et Pékin.
Le gouvernement américain cherche à limiter l’accès de la Chine aux technologies d’IA avancées tout en sollicitant Nvidia. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé la construction de sept supercalculateurs pour le gouvernement américain. Elle a reçu des commandes de puces IA pour un total de 500 milliards de dollars.
Ses partenariats et investissements
Parallèlement, Nvidia a intensifié ses partenariats commerciaux, ce qui a pris part à son ascension. L’entreprise investit directement dans les projets de ses clients, notamment OpenAI, avec un engagement progressif atteignant 100 milliards de dollars.
Des accords récents incluent Nokia, pour accélérer l’intégration de l’IA dans les réseaux. Puis avec Uber, pour développer la conduite autonome de dizaines de milliers de véhicules à partir de 2027.
La flambée de l’action a généré des rendements considérables pour les investisseurs. Selon S&P Dow Jones Indices, Nvidia a contribué à hauteur de 18,6 % à l’ascension de l’indice S&P 500 depuis le début de l’année, avec un gain de 39 % au cours des neuf premiers mois. L’entreprise a également reversé 24,2 milliards de dollars à ses actionnaires sous forme de rachats d’actions et de dividendes au premier semestre 2026.
Malgré cette ascension, certains analystes mettent en garde contre la surchauffe. L’expansion actuelle de l’IA repose sur quelques acteurs dominants finançant mutuellement leur capacité de production. Tout retour à des exigences de flux de trésorerie plutôt que d’expansion pourrait ralentir la dynamique.
Toutefois, la confiance des investisseurs reste intacte, soutenue par la position quasi monopolistique de Nvidia sur les GPU. L’entreprise de Jensen Huang représente environ 70 à 94 % du marché mondial selon les segments.
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