Selon The Information, Tesla a annoncé avoir accepté d’injecter près de 2 milliards de dollars dans xAI. Cette opération vient renforcer un peu plus les passerelles entre les entreprises pilotées, toutes les deux, par le milliardaire Elon Musk.
L’annonce a été faite mercredi. Et le marché l’a bien accueilli, puisque le titre Tesla a progressé d’environ 2 % lors des échanges après la clôture. Cette décision a été révélée en parallèle des résultats du quatrième trimestre 2025 de l’entreprise qui confirment une…
Une dynamique compliquée
Au fait, sur un an, le chiffre d’affaires global de Tesla a reculé de 3 % pour s’établir à 24,9 milliards de dollars. Ce qui est légèrement supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur 24,79 milliards, selon les données de LSEG.
Le bénéfice net, de son côté, s’est effondré de 61 %, à 840 millions de dollars. Tesla enregistre ainsi une deuxième année consécutive de baisse de ses ventes automobiles en 2025.
En cause, plusieurs vents contraires bien identifiés. Parmi eux, des concurrents qui lancent des modèles plus récents, souvent moins chers. À cela s’ajoutent la fin de certaines aides fiscales américaines pour les véhicules électriques. Et surtout, les prises de position politiques très marquées d’Elon Musk, qui ont refroidi une partie de la clientèle.
Dans ce contexte, Wall Street reste attentive à la trajectoire industrielle du groupe. De nombreux investisseurs regardent au-delà des ventes de voitures. Ils veulent des preuves concrètes que la grande promesse de l’autonomie passe enfin du discours à des produits commercialisables.
Tesla, de son côté, tente de maintenir les volumes en misant sur des versions plus abordables de ses Model 3 et Model Y, ses best-sellers. Une stratégie qui séduit les acheteurs sensibles aux prix, mais qui pèse sur les marges.
Certains analystes y voient toutefois un choix destiné à élargir la flotte de véhicules afin de générer, plus tard, des revenus logiciels bien plus lucratifs. Ils anticipent notamment des livraisons de 1,77 million de véhicules en 2026. Soit une hausse de 8,2 % par rapport à l’année précédente, d’après Visible Alpha.
Tesla : l’énergie progresse, l’autonomie se fait attendre
Un autre point positif ressort clairement des derniers résultats : l’activité énergie. Tesla a indiqué que ses déploiements de stockage d’énergie ont bondi d’environ 29 % au quatrième trimestre, atteignant un record de 14,2 gigawattheures.
Cette performance s’explique par une demande soutenue pour les batteries à grande échelle. Celles utilisées pour accompagner le développement des énergies renouvelables et stabiliser les réseaux électriques.
Cependant, le dossier le plus scruté reste la conduite entièrement autonome et les robotaxis. Les investisseurs attendent des signes tangibles d’avancée, qu’il s’agisse de progrès réglementaires ou de calendriers plus précis pour le Cybercab.
Elon Musk a multiplié les annonces ambitieuses. Il affirmait un temps que les robotaxis couvriraient la moitié de la population américaine d’ici fin 2025. Puis il a revu l’objectif à la baisse vers huit à dix grandes métropoles.
Car ces échéances n’ont pas été tenues et aucun nouveau calendrier détaillé n’a été communiqué depuis. Le dirigeant continue pourtant de promettre des avancées rapides dans la conduite autonome complète. Une vision qu’il défend depuis près de dix ans.
Mais là encore, aucune date ferme n’a été donnée concernant les autorisations réglementaires ou un déploiement massif sans supervision humaine. Musk a néanmoins rappelé que Tesla vise un démarrage de la production du Cybercab en avril 2026.
Ce modèle, entièrement autonome, viendrait compléter le service de robotaxi actuel, aujourd’hui basé sur des Model Y équipés d’une version avancée d’autoguidage. Il serait également proposé à la vente aux particuliers.
La semaine dernière, Musk a toutefois tempéré les attentes. Il a reconnu que la production initiale du Cybercab et du robot humanoïde Optimus serait « atrocement lente » avant de monter en puissance.
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