La maison connectée s’invite désormais jusque dans nos portes d’entrée. Après les ampoules, thermostats et caméras, les serrures connectées promettent sécurité, confort et contrôle à distance. Mais qu’en est-il vraiment ? Nous avons testé la serrure WELOCK pendant plusieurs semaines pour vérifier si elle tient vraiment ses promesses.
Il est 17h00. Vous rentrez du travail, les bras chargés de courses, la pluie commence à tomber.
Vous tâtez vos poches, fouillez votre sac, retournez votre veste… et là, horreur : vous réalisez que vous n’avez pas vos clés !
La scène est familière, stressante, presque universelle. On appelle son conjoint, on dérange un voisin, ou pire, on doit payer un serrurier pour rentrer chez soi…
C’est exactement ce type de galère que les serrures connectées promettent de bannir. Plus besoin de clés physiques : un code, une carte RFID ou même une application suffisent pour ouvrir la porte.
À la clé (sans jeu de mots), plus de confort, plus de flexibilité, et parfois même plus de sécurité.
Mais ces promesses tiennent-elles vraiment la route ? Pour le savoir, nous avons testé la serrure connectée WELOCK PCB41 au quotidien. Installation, application mobile, sécurité, autonomie… voici notre verdict !
Qui est WELOCK ?
WELOCK est une société chinoise spécialisée dans les solutions de verrouillage électronique. Fondée en 2013, elle revendique plus de 500 000 clients en Europe et en Asie, et mise sur des serrures connectées accessibles, faciles à installer et pensées pour le grand public.
La marque insiste sur sa technologie de chiffrement « de niveau bancaire », et fait certifier ses modèles par des organismes indépendants chaque année.
En revanche, contrairement à des acteurs comme Nuki ou Yale, WELOCK ne mise pas sur l’intégration domotique poussée mais plutôt sur la simplicité d’usage (code, RFID, application mobile).
3 coups de tournevis et un code par défaut
Je ne vais pas vous mentir : n’ayant jamais changé de cylindre de ma vie, j’ai un peu galéré au début. L’alignement de la vis avec le trou du cylindre m’a donné l’impression de jouer à Tetris grandeur nature… mais sans la musique.
Heureusement, une fois qu’on a compris le principe, ça devient enfantin. Au final, l’installation se résume vraiment à trois gestes : insérer les piles dans la poignée extérieure, placer le cylindre, puis visser la poignée intérieure. Trois coups de tournevis, et c’est plié.
Côté configuration, tout se fait via le clavier intégré. La serrure est livrée avec un code administrateur par défaut (123456) qu’il faut bien sûr modifier.
La manip est simple : bouton cadenas, saisie du code actuel, bouton cadenas, puis saisie du nouveau code deux fois. Vous pouvez ensuite créer des codes utilisateurs distincts pour toute la famille.
Pratique, même si la traduction approximative de la notice m’a rappelé mes pires souvenirs de mode d’emploi Ikea…
Une appli complète… mais traduite au Google Translate
Côté application mobile, l’expérience est mitigée. L’interface est réactive, mais les traductions hasardeuses rendent certaines options confuses.
On y trouve malgré tout l’essentiel : ajout ou suppression de mots de passe, création de codes temporaires, gestion des cartes RFID (jusqu’à 20 par serrure), délai de verrouillage configurable, et historique des entrées/sorties.
Le contrôle à distance est possible via Bluetooth, mais un gateway Wi-Fi WIFIBOX3 vendu séparément à cette adresse est nécessaire pour un vrai pilotage hors domicile.
Pour ceux qui voudraient intégrer la serrure dans un écosystème domotique : l’appareil est compatible avec l’assistant vocal Amazon Alexa.
Acier, IP65 et chiffrement bancaire
En usage réel, tout dépend du mode choisi : code et carte RFID ouvrent quasi instantanément, tandis que le Bluetooth impose quelques secondes d’attente à chaque connexion.
Côté sécurité, WELOCK met en avant un chiffrement « de niveau bancaire », certifié chaque année par un organisme indépendant.
La promesse rassure, même si l’absence de clé mécanique de secours peut en inquiéter plus d’un. Heureusement, un port USB-C permet de brancher une batterie externe si les piles lâchent.
Enfin, côté matériaux, ça respire le sérieux : acier inoxydable, alliage de zinc, étanchéité IP65 (testée et validée sous les averses bretonnes).
Et même une résistance électrostatique jusqu’à 30 000 volts — pratique si jamais vous vous faites attaquer par Pikachu devant la porte. Avec une durée de vie théorique de 1 million de cycles, la serrure inspire confiance.
100 000 ouvertures annoncées… piles déjà à moitié vides
100 000 ouvertures, c’est ce qu’annonce la marque. Dans mon cas, après deux semaines… j’avais déjà l’impression d’avoir testé une version bêta de Duracell. Les piles étaient déjà à moitié vides.
Heureusement, leur remplacement est simple : une vis à retirer et le compartiment s’ouvre, encore faut-il bien maintenir le couvercle au moment de revisser.
Un bip strident (accompagné de mélodies surprenantes) prévient quand la batterie faiblit, et l’application relaie aussi une notification.
Bonne idée pour un Airbnb, frustrante pour les geeks
Pour un Airbnb, c’est royal : plus besoin de planquer les clés sous le paillasson ni de courir après les doubles. Les codes temporaires se créent en quelques secondes, la gestion des accès est simple, et une seule carte RFID peut même ouvrir plusieurs serrures.
À la maison, la WELOCK reste agréable : rentrer les bras chargés sans chercher ses clés, laisser les enfants taper leur propre code… ça fonctionne bien et ça a même un côté ludique.
En revanche, si vous rêviez d’ouvrir votre porte à la voix avec un grand « Alexa, libère-moi ! », passez votre chemin. Sans intégration dans un écosystème domotique, la serrure séduira surtout les utilisateurs en quête de praticité, mais beaucoup moins les geeks de la maison connectée.
WELOCK face à Nuki, Yale et Tedee : match serré
Face aux références du marché, la WELOCK joue la carte de la simplicité et du rapport qualité/prix.
Là où un Nuki Smart Lock Pro propose intégration Matter, ouverture ultra-rapide et compatibilité avec Alexa ou HomeKit, la WELOCK reste cantonnée au code, au RFID et au Bluetooth (Wi-Fi en option).
Même constat avec la Yale Linus, réputée pour son design et son intégration dans les écosystèmes domotiques, ou encore la Tedee Go, qui séduit par son installation express et une autonomie supérieure.
En revanche, la WELOCK se défend mieux dans des scénarios de location type Airbnb, avec la gestion facile des codes temporaires et la possibilité d’utiliser une seule carte RFID pour plusieurs serrures.
| Critère | WELOCK | Nuki Smart Lock Pro | Yale Linus | Tedee Go |
| Installation | 3 vis, cylindre à remplacer | Installation facile, sans changer cylindre | Compatible 95 % des portes | Ultra-simple, en quelques minutes |
| Modes d’ouverture | Code, RFID, Bluetooth (Wi-Fi via gateway) | Smartphone, montre, clé, Wi-Fi, Matter | Smartphone, code, Wi-Fi | Smartphone, Bluetooth, pont optionnel |
| Latence | Instantané (code/RFID), lent en Bluetooth | Très rapide (1,5-2 s) | Rapide avec pont Wi-Fi | Correct mais dépend du pont |
| Autonomie | Faible (piles se déchargent vite) | Batterie rechargeable longue durée | Bonne autonomie | Bonne autonomie |
| Domotique | Alexa | Alexa, Google, HomeKit, Matter | Yale Connect, assistants vocaux | Limitée, pont nécessaire |
| Public cible idéal | Particuliers, locations Airbnb | Geeks domotiques, maison connectée | Familles connectées, domotique | Usage simple, premier prix |
WELOCK au quotidien : pour qui, pour quoi ?
La WELOCK est une serrure connectée robuste et globalement facile à utiliser. Son installation ne demande que quelques minutes, et au quotidien le duo code + RFID se montre simple et fiable.
On apprécie surtout la possibilité de générer plusieurs accès distincts, pratique pour une famille comme pour une location type Airbnb.
Bien sûr, tout n’est pas parfait : la traduction de l’application mériterait d’être peaufinée, le Bluetooth manque parfois de réactivité, et l’absence d’intégration domotique limitera l’intérêt pour les passionnés de smart home.
Mais replacée dans sa gamme de prix, la WELOCK assume son rôle : une serrure sans clé physique, pensée pour être autonome et accessible.
Pour ceux qui cherchent davantage de confort, la gamme supérieure de WELOCK – notamment les modèles avec capteur d’empreintes digitales – pourrait représenter une alternative très séduisante.
Et si la marque venait à renforcer l’intégration domotique dans ses prochaines versions, elle pourrait clairement se placer parmi les acteurs incontournables du secteur !
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