Changement express dans le gouvernement Lecornu II. Annoncée un temps pour revenir, Naïma Moutchou cède finalement la place à Anne Le Hénanff. La nouvelle ministre déléguée à l’IA et au Numérique.
C’est donc bien elle qui succède à Clara Chappaz, restée un peu plus d’un an à ce poste aussi exposé que stratégique. Sachez cependant qu’elle connaît le numérique de l’intérieur et n’arrive pas les mains vides. Son défi est de transformer son expertise technique en influence politique.
L’élue bretonne
Députée du groupe Horizons & Indépendants, proche d’Édouard Philippe, Anne Le Hénanff siégeait à l’Assemblée nationale depuis 2022. Elle rejoint désormais Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Elle sera directement rattachée à lui. Ce qui signifie que le numérique reste dans le giron de Bercy. Ce, même si le poste dédié à l’IA devait initialement être plus large, intégrant la Transformation et la Fonction publiques.
Peu connue du grand public, la nouvelle ministre va devoir passer un baptême du feu express. Le 14 octobre, elle affrontera la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu. Ce, alors que le gouvernement pourrait être menacé par une nouvelle motion de censure. Si le texte tombe, son passage au ministère pourrait bien se résumer à une parenthèse aussi courte qu’un tweet.
Le parcours d’Anne Le Hénanff
Avant d’entrer en politique, Anne Le Hénanff a bâti un solide parcours dans le numérique. Elle a été consultante et formatrice dans ce domaine, puis adjointe au maire de Vannes chargée des systèmes d’information et de la communication. À l’Université de Bretagne Sud, elle a même dirigé la chaire de cybersécurité. Un poste qui prouve son ancrage dans la tech avant l’heure.
À l’Assemblée, elle s’est faite remarquer pour son travail pointu sur les enjeux de cybersécurité. Elle a participé à la rédaction du rapport sur la loi SREN, destinée à réguler l’espace numérique. Elle a aussi été rapporteure sur le texte concernant la résilience des infrastructures critiques.
En parallèle, elle a occupé plusieurs postes clés. Vice-présidente du groupe d’études sur l’économie et la sécurité numériques. Membre de la commission supérieure du numérique et des postes. Et co-rapporteure de missions sur la cyberdéfense et la transformation numérique du ministère des Armées.
- Partager l'article :
