L’Europe s’inquiète de sa dépendance aux géants américains du cloud. Les tensions géopolitiques n’aidant pas, les appels pour des solutions locales se multiplient.
Microsoft et SAP. Le duo avance avec Delos Cloud et Bleu pour tenir bon, même dans les pires moments. Bref, quelles que soient les circonstances.
C’est quoi leur plan ?
Les trois acteurs veulent soutenir les services cloud européens lors d’un choc. Ils mettent en avant la résilience et une présence locale pour renforcer la confiance. Ils réagissent aussi à la demande croissante de cloud européen signalée par l’étude Gartner.
Cette étude montre que 61 % des DSI veulent plus de services locaux. Elle indique aussi que 53 % reconnaissent l’influence de la géopolitique dans leurs choix. Les entreprises cherchent donc des solutions plus proches, capables de tenir si la situation se complique.
Dans ce mouvement, Microsoft renforce son engagement. L’entreprise signe un protocole avec Delos Cloud, contrôlé par SAP. Ce texte permet à Delos d’accéder légalement au code cloud de Microsoft en cas de blocage imposé par un gouvernement extérieur.
Nikolaus Hagl, PDG de Delos, rappelle lors du sommet franco-allemand l’importance de ce soutien. Il décrit une coopération pensée pour éviter toute interruption. Christian Klein, PDG de SAP, estime que l’Europe doit innover sans renoncer à sa souveraineté numérique.
S’appeler en cas de crise
Delos Cloud et Bleu renforcent à leur tour leur coopération. Les deux entreprises signent un accord d’assistance mutuelle. Elles prévoient d’unir leurs équipes techniques pendant des situations extrêmes, comme des cyberattaques ou des tensions armées.
Bleu précise que leurs ingénieurs travailleront ensemble pour soutenir les autorités. L’idée est simple : garder les services actifs, même si la pression augmente. L’accord crée un socle commun de réponses rapides en cas d’urgence.
Cette initiative arrive toutefois dans un climat compliqué. Microsoft fait face à plusieurs revers en Europe. La bataille judiciaire avec CISPE concernant les coûts des licences illustre ces tensions.
Malgré cela, l’alliance poursuit son avancée. Elle veut créer un environnement cloud plus solide en Europe. Elle répond aux demandes d’indépendance technologique qui prennent de l’ampleur.
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