[ITW] « Ils font la Data » | Gaelle Molle (Red Hat) : “On remarque une vraie fatigue digitale”

Dans le cadre de notre dossier “Ils font la data”, Gaëlle Molle, Field Marketing Manager chez Red Hat a accepté de faire un point sur l’année écoulée et sur les grands enjeux marketing de ce début d’année.

Gaelle Molle, Field Marketing Manager chez Red Hat : j’ai effectivement identifié des problématiques mais elles sont, a priori, globales à l’ensemble du secteur. J’ai noté, par exemple, une véritable fatigue digitale qui est sans doute liée au contexte pandémique, mais également au fait que le secteur a organisé et vendu énormément de webinars et d’évènements digitaux l’année passée et finalement, ce créneau des events “face cam” connaît une forme de saturation. C’est également vrai pour les emailings. On remarque que les emails sont moins ouverts, que les taux de clic sont moins bons. Avec la pandémie, les évènements en présentiel comme les salons ont été remplacés par une présence en ligne. À cela s’ajoutent le télétravail, les réunions sur Zoom… 

Est-ce la fin des webinaires ? Constatez-vous une érosion du nombre de participants ou d’inscrits ? 

La fin, sans doute pas. Mais 2021 marque clairement un essoufflement mais il existe encore des ressorts, par exemple trouver des speakers réellement qualitatifs, répondre à des problématiques plutôt que de présenter un produit dans une démarche trop frontalement commerciale. Il y a sans doute quelque chose à faire en termes de durée et de longueur des événements. On constate qu’un webinar d’une heure, c’est trop long. On mise désormais davantage sur des formats de 20 à 25 minutes. En termes de métrique, pour les éditeurs de logiciels, on est actuellement sur environ 60% de no-show. Par ailleurs, les replays sont finalement peu regarder. Je pense qu’il existe une vraie lassitude autour des écrans, il va donc falloir se réinventer. Cela fait partie du métier de marketeurs et ce sera notre challenge pour 2022.

Avez-vous déjà des pistes ? Des idées de formats ?

Au premier trimestre nous allons encore devoir rester sur des formats digitaux mais l’idée est d’aller vers quelque chose de plus qualitatif. Par exemple, organiser des conversations virtuelles sur des plateaux et proposer de l’information de qualité par un nombre d’intervenants réduit. Il s’agira d’aller vers quelque chose qui ressemble à du networking digital, de discuter simplement entre experts d’un sujet précis.

Et quels sont les formats qui fonctionnent le mieux actuellement ?

Cela dépend évidemment des personas. Si l’on cible par exemple, les DSI dans ce cas, nous proposons de l’emailing, des contenus écrits comme les livres blancs, les articles de blog autour de sujets comme le leadership, ou des événements de type table ronde entre pairs. Lorsque nous ciblons des personnes plus opérationnelles, nous veillons à être plus techniques. Nous organisons par exemple des workshops ou des meetups. Ce qui marche le mieux, reste tout de même les événements physiques comme les salons. On s’y rencontre mieux et plus facilement. On peut entrer plus rapidement dans le vif du sujet et avoir des discussions longues qui permettent de créer un vrai lien. 

Si vous deviez définir l’année à venir en un seul mot, et que peut-on vous souhaiter ?

Renouveau ! On espère aussi rencontrer à nouveau nos clients très vite. Je pense qu’il existe une réelle envie de revenir des deux côtés.

Propos recueillis par Amandine Durand

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