un robot en plein achat en ligne

Comment les achats par agents IA transforment le commerce et la finance

Pendant des années, l’innovation dans les paiements a suivi un scénario classique. Les jeunes pousses testaient des idées audacieuses. Les géants observaient prudemment. Puis, des standards apparaissent et roulement de tambours… une adoption massive par le grand public.

Mais ensuite, l’IA agentique a cassé le rythme. Alors, le schéma s’inverse. Cette fois, ce sont les poids lourds du commerce qui ouvrent la marche. Mladen Vladic, responsable des produits et des réseaux de paiement chez FIS, l’a bien expliqué. 

Selon lui, lorsque Walmart annonce des achats possibles via l’application Gemini de Google, c’est simple. Le plus grand distributeur mondial ne testait plus un outil. Il considère que le paiement assisté par agent devenait une étape logique. 

Même dynamique chez Target, qui collabore avec OpenAI. Quand les géants bougent, leurs fournisseurs et partenaires n’ont pas vraiment le luxe d’attendre

D’ailleurs, pour lui, le mot de l’année est déjà tout trouvé : « commerce agentique ». 

De la simple amélioration de l’interface au transfert du pouvoir de décision

Pour tout vous dire, le commerce agentique transforme la logique même du paiement. Les précédentes vagues d’innovation amélioraient l’interface. Les cartes ont réduit l’usage du cash. Le commerce en ligne a prolongé les magasins physiques. Les portefeuilles mobiles ont raccourci le passage en caisse. 

Le commerce automatisé va plus loin. Il ne se contente pas de simplifier l’interface. Il déplace la prise de décision vers un logiciel, encadré par des paramètres définis par l’humain.

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Concrètement, l’agent IA peut rechercher, négocier et conclure un achat en utilisant des moyens de paiement préapprouvés. Des estimations évoquent jusqu’à 1 000 milliards de dollars de ventes au détail aux États-Unis via ces agents d’ici 2030

Quoique comme le dit Mladen Vladic, ce n’est que dans 4 ans. Ce cap pourrait être atteint bien avant. Quoi qu’il en soit, ces transactions passent toujours par les circuits financiers existants

Autorisation, authentification, gestion des litiges, lutte contre la fraude, tout continue de fonctionner dans les cadres actuels. Les réseaux, les émetteurs et les acquéreurs conservent leur rôle. Ce qui change, c’est la main qui appuie sur le bouton.

Quels impacts pour les consommateurs ?

Eh bien, inévitablement, le commerce agentique change les attentes des consommateurs. Car une fois qu’un client teste l’achat via un agent auprès d’une marque connue, il s’habitue vite à cette simplicité. Les autres acteurs du marché ne disposent donc que de peu de temps pour s’adapter.

La transition pourrait sembler presque invisible. Les courses se réapprovisionnent automatiquement. Un abonnement s’ajuste selon l’usage réel. Une application finalise un achat sans afficher l’écran classique de paiement.

En coulisse cependant l’équilibre des forces évolue. Les entreprises capables de traiter des décisions en temps réel prennent l’avantage. La moindre friction, tolérable en caisse traditionnelle, peut freiner l’adoption lorsqu’un agent agit de façon autonome. 

La première expérience compte énormément. Si elle déçoit, l’utilisateur peut vite refermer la porte. 

Comment FIS se réorganise face au commerce agentique ?

Pour faire face à cette évolution, FIS a réorienté sa stratégie autour d’outils conçus pour que les banques restent au cœur des paiements automatisés. Fin janvier 2026, la société a annoncé le lancement d’une offre permettant d’identifier, autoriser et sécuriser les transactions initiées par des agents IA. 

Cette solution est développée en partenariat avec des réseaux comme Visa et Mastercard. Elle s’appuie sur les cadres existants d’autorisation, d’authentification et de lutte contre la fraude. 

Elle repose notamment sur des données Know Your Agent (KYA) pour distinguer les agents légitimes des comportements suspects. Cela permet de réduire les risques de rétrofacturation ou de refus injustifié, tout en maintenant une expérience fluide pour le consommateur. 

Lors d’une interview récente accordée à PYMNTS, FIS explique aussi miser sur une technologie maison baptisée Smart Basket. L’idée consiste à unifier les ressources du réseau pour optimiser les transactions en temps réel. Ce, en tenant compte du routage au moindre coût, des données détaillées et des mécanismes de fidélité. 

Par ailleurs, Vladic a déjà un regard fixé vers l’avenir. D’après lui, si 10 % des volumes prévus transitent par les canaux e-commerce ou les paniers intelligents dédiés aux agents d’ici fin 2026. Cela indiquerait que la firme est sur la bonne voie pour accompagner l’adoption du commerce agentique.

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Qui tirera vraiment avantage du commerce agentique ?

Plusieurs indices permettent de dessiner les scénarios plausibles. D’abord, les réseaux de paiement historiques, tels que Visa et Mastercard, apparaissent comme des gagnants logiques. Pourquoi ? Car ils adaptent leurs infrastructures pour accueillir et sécuriser les transactions automatisées

Visa a par exemple introduit Visa Intelligent Commerce l’année dernière. Il ouvre ainsi son réseau aux développeurs d’agents IA pour que ces derniers puissent rechercher des produits et payer directement, en toute sécurité.

Mastercard de son côté a déployé Agent Pay. Une technologie de paiement agentique qui inclut la tokenisation et des standards de confiance pour gérer ces transactions IA. Ce, en collaboration avec des géants technologiques comme Microsoft et IBM. 

Cette stratégie place les réseaux de paiement au centre du commerce agentique. Leur rôle est de garantir la sécurité, la confiance et la compatibilité des transactions. 

Ces éléments sont essentiels pour que les consommateurs et les banques adoptent ces nouveaux modes de paiement. Et grâce à cette position, ils pourraient traiter une part plus importante des transactions, même si les achats sont automatisés par des agents IA.

L’autre gagnant est probablement les prestataires de solutions agentiques qui s’intègrent directement au parcours d’achat. Et enfin, les plateformes comme Stripe qui développent des protocoles open source ont aussi de forte chance de tirer avantage du commerce agentique.  Elles qui permettent aux commerçants d’être “prêts” pour les agents IA tout en restant eux‑mêmes marchands de référence.

Bien entendu, ce ne sont rien de plus que des hypothèses. Corrigez-moi si je me trompe.

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