Un an seulement après la conclusion douce-amère de Jujutsu Kaisen. Gege Akutami a de nouveau pris tout le monde de court avec la suite du manga. Celle-ci est illustrée par le talentueux Yuji Iwasaki de Cipher Academy.
Alors que les fans pensaient encore leurs plaies après un final qui avait laissé de nombreuses questions en suspens. Une annonce a fait l’effet d’une bombe avec l’arrivée de Jujutsu Kaisen Modulo. Mais loin d’être une simple rallonge commerciale, cette suite s’impose déjà comme une œuvre audacieuse qui pourrait bien surpasser son aînée.
Un saut temporel audacieux
L’une des plus grandes forces de Modulo est son cadre temporel. L’histoire nous transporte 68 ans après les événements sanglants du Culling Game. Nous ne sommes plus dans le Japon urbain et contemporain que nous connaissions, mais en 2086. Ce saut dans le futur permet à Akutami de s’affranchir du poids des attentes immédiates.
Au centre de ce récit, nous suivons Yuka et Tsurugi Okkotsu. Si ces noms vous disent quelque chose, c’est normal parce qu’ils sont les petits-enfants de Yuta Okkotsu et Maki Zen’in. Cette filiation, confirmée dès les premières pages, offre une satisfaction émotionnelle immense aux lecteurs qui espéraient voir ce couple s’unir. Voir leurs descendants porter le fardeau de l’exorcisme dans un monde qui a radicalement changé apporte une dimension particulièrement touchante.
Des fléaux aux extra-terrestres : le pivot SF
Là où Modulo surprend, c’est par son virage vers la science-fiction avec l’introduction des Sumériens dans l’intrigue. Cette race extraterrestre débarque sur Terre après avoir réalisé que certains humains possèdent des capacités similaires aux leurs. Ce mélange entre occultisme traditionnel et technologie futuriste insuffle un sang neuf à la franchise.
Pourquoi est-ce meilleur ? Parce que cela permet de répondre à des mystères que le manga original avait laissés dans l’ombre. Le lien suggéré entre Sukuna et ces entités venues d’ailleurs, offre une nouvelle perspective sur l’origine de l’énergie occulte. Akutami ne se contente pas de répéter la formule; il déconstruit le lore pour mieux le reconstruire à une échelle cosmique.
Une narration plus dense et maîtrisée
Le format même de Modulo joue en sa faveur. Conçu comme une série courte d’environ trois volumes, le récit gagne en densité. Là où Jujutsu Kaisen pouvait parfois se perdre dans des combats à rallonge ou des explications de pouvoirs trop alambiquées. Modulo va droit au but. Chaque chapitre pèse son poids de révélations.
L’apport visuel de Yuji Iwasaki est également crucial. Son style, plus précis et détaillé que celui d’Akutami sur la fin de JJK, sert magnifiquement cet univers futuriste. Les designs des nouveaux personnages, comme l’inspecteur alien Maru, apportent une fraîcheur visuelle qui manquait à la fin du manga original. Celui-ci était souvent critiqué pour son aspect visuel parfois brouillon lors des grandes batailles.
La rédemption d’Akutami à travers Jujutsu Kaisen Modulo
Il est encore tôt pour affirmer que Jujutsu Kaisen Modulo détrônera l’original dans le cœur de tous les fans. Cependant, Gege Akutami montre qu’il a encore beaucoup à raconter. Cela est dû à sa sortie de sa zone de confort tout en embrassant des thématiques de science-fiction.
Modulo n’est pas qu’une suite, c’est une correction de trajectoire. En comblant les lacunes narratives du final de 2024 et en introduisant des protagonistes charismatiques dans un monde en pleine mutation. Cette suite pourrait bien devenir la version augmentée et plus aboutie de ce qu’est réellement l’univers de Jujutsu Kaisen. Pour les déçus de la première heure comme pour les fidèles, l’aventure ne fait que (re)commencer.
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