Le Japon souhaite une décentralisation de ses data centers

Au Japon, 60 % des data centers s’agglutinent près de Tokyo. Une telle concentration des installations donne suite à réflexion.

Une concentration risquée des data centers à Tokyo et Kansai

Afin de consolider l’infrastructure informatique du Japon, plus de 100 régions au Japon réquisitionnent l’hébergement de nouveaux data centers.

A travers un rapport de l’EOI en janvier, on a réalisé que plus de 60 % des data centers se retrouvaient à proximité ou à l’intérieur de Tokyo. Cette ville est pourtant sujette à des cataclysmes naturels tels que les tsunamis et les tremblements de terre. Pour rappel, le dernier tsunami de Tohoku en 2011 a ravagé la centrale électrique de Fukushima.

Certes, c’est à Kansai que 24 % des data centers se basent. Cependant, la région préférée des installateurs semble être Tokyo.

Au vu de la forte demande en infrastructure numérique, le gouvernement japonais a décrété leur présence essentielle pour la société. Des ajustements et des décentralisations doivent alors se faire. La concentration de la majorité des data centers dans uniquement deux villes présente un risque. De plus que la difficulté d’accès à l’électricité à Tokyo constitue un autre paramètre à considérer.

La décentralisation est en marche

En considérant la place des data centers dans la société actuelle, le gouvernement japonais a décidé d’agir. Il a lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des régions qui sont aptes à recevoir de nouveaux data centers.

Les opérateurs du numérique se mobiliseront également pour étendre les installations numériques à travers le pays. D’une part, cela permettra d’équilibrer le taux d’installations. D’autre part, on cherchera à améliorer la viabilité des data centers. Cela avantagera, à coup sûr, les opérateurs et leurs clients potentiels qui investissent dans le domaine.

Et c’est suite à cet appel que plus de 100 régions au Japon se sont manifestés positivement pour héberger des data centers. Chaque proposition sera minutieusement étudiée à travers des critères spécifiques tels que le degré de résilience. Ces installations seront aussi subventionnées en espérant attirer les acteurs du privé.

Dans toutes ces mesures prises, aucun délai n’a été communiqué. Sachons seulement, qu’à part le Japon, la Chine pense aussi procéder à une décentralisation de ses data centers. Un plan pour décentraliser ses data centers urbains vers des régions plus occidentales est prévu. L’abondance de vastes territoires ainsi que l’accès facile aux énergies renouvelables dans ces régions soutiennent cette décision.

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