Meta rachète Manus pour écraser OpenAI et ChatGPT, la guerre des agents IA est lancée

Mark Zuckerberg ne veut plus d’IA qui parlent, mais d’IA qui agissent. En mettant la main sur Manus pour plusieurs milliards de dollars, Meta change de braquet et ouvre un nouveau front face à OpenAI et ChatGPT.

Le 29 décembre 2025, Meta a officialisé le rachat de Manus. C’est une start-up spécialisée dans les agents IA capables d’exécuter des tâches de manière autonome. Selon le Wall Street Journal, la transaction dépasserait les 2 milliards de dollars. Certaines sources évoquent même un montant compris entre 2 et 3 milliards. Ainsi, le géant de Menlo Park ne veut plus seulement discuter avec l’IA, il veut la mettre au travail.

Meta veut créer des agents IA qui font vraiment le job avec Manus

Manus s’est imposé en 2025 comme l’un des agents IA généralistes les plus impressionnants du marché. Conçu par Butterfly Effect, c’est une jeune pousse fondée en 2022 par trois ingénieurs chinois. L’outil a également séduit plusieurs millions d’utilisateurs en quelques jours lors de son lancement. Sa promesse était d’enchaîner des tâches complexes en toute autonomie. Notamment, études de marché, analyse de données, génération de code, création de sites web… et cela sans supervision constante.

https://youtu.be/8BuSDC3WxuA?si=I6AGUxC-jFIgzvi_

Côté business, la performance est tout aussi spectaculaire. Mi-décembre, Manus aurait franchi la barre des 100 millions de dollars de revenus annuels récurrents, voire 125 millions selon certaines estimations, grâce à un modèle d’abonnement bien rodé. De quoi attirer l’attention de Meta, engagé depuis des mois dans une course effrénée aux talents et aux briques IA les plus avancées.

Officiellement, Meta affirme que Manus continuera d’exister comme service indépendant. Mais l’agent sera aussi intégré à l’écosystème Meta AI comme Facebook, Instagram et WhatsApp, ainsi qu’aux outils publicitaires du groupe. Ce dernier veut alors accélérer la monétisation de l’IA et proposer également des outils clés en main, déjà éprouvés à grande échelle.

Publicité, gouvernance et tensions géopolitiques

Par ailleurs, le premier effet concret attendu, c’est des outils publicitaires beaucoup plus opérationnels. Meta promet des assistants capables de produire des briefs, d’explorer des insights, de décliner des créations ou de paramétrer des campagnes quasiment seuls. On passe donc d’une IA qui suggère à une IA qui exécute, avec des itérations plus rapides fondées sur les performances.

Toutefois, devant cette autonomie, je me demande : quand un agent agit sans intervention humaine directe, qui valide ? Qui audite ? Qui assume en cas de dérapage ? La brand safety ne concerne plus seulement les contenus diffusés, mais également les processus automatisés de production et d’activation.

Qui plus est, ce rachat s’inscrit dans un contexte géopolitique sensible. Né dans l’écosystème chinois, Manus s’est installé à Singapour pour éviter les frictions sino-américaines. Meta assure que l’agent n’aura plus aucun lien avec la Chine. Mais l’opération pourrait malgré tout attirer l’attention des régulateurs américains.

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