Métavers : la Chine va surveiller ses citoyens même dans le monde virtuel

Métavers : la Chine va surveiller ses citoyens même dans le monde virtuel

China Mobile a récemment soumis à l'attention des Nations Unies des propositions de lignes directrices pour le métavers. Ces propositions ont suscité des préoccupations en raison de leur similitude apparente avec le controversé système de crédit social en Chine.

Les propositions de China Mobile suggèrent la création d'un système d'identité numérique pour tous les utilisateurs du métavers en Chine. Ce dernier relève cependant d'un mélange de caractéristiques naturelles et de caractéristiques sociales. Ces informations pourraient comprendre des détails permanents tels que l'occupation. La Chine envisage également de les partager avec les autorités pour assurer la stabilité et la sécurité de l'environnement virtuel.

Surveillance dans le métavers : quels risques pour les citoyens ?

À l'heure actuelle, les responsables de l'agence des télécommunications de l'ONU, l'Union internationale des télécommunications (UIT) et les experts techniques discutent encore des directives à appliquer. Mais certains experts ont exprimé des inquiétudes quant aux risques pour la vie privée et la liberté des utilisateurs du métavers si ces propositions étaient mises en œuvre.

Chris Kremidas-Courtney, chercheur principal au groupe de réflexion Amis de l'Europe à Bruxelles, a souligné que la création d'un système d'identité numérique unifié, intégrant des caractéristiques sociales telles que les médias sociaux et la profession, présentait des similitudes frappantes avec le système de crédit social chinois.

Des normes controversées appliquées dans les mondes numériques

Les responsables occidentaux ont également exprimé leurs préoccupations. Ils affirment que la Chine tentait de faire avancer ses normes controversées en ce qui concerne l'avenir du métavers. Les acteurs chinois de leur côté, tant publics que privés, font pression de manière plus cohérente en faveur de ces lignes directrices. Et cela par rapport à leurs homologues américains et européens.

Dans le contexte du système de crédit social chinois, les résidents font l'objet d'une évaluation. Mais aussi d'une notation selon plusieurs critères. Dont leur comportement, leur profession et leur activité sur les réseaux sociaux. Ces données sont fréquemment utilisées par les autorités pour exercer un contrôle sur les citoyens. La restriction de leur droit de voyager à l'étranger en est un exemple bien précis.

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