robot musclé et fier devant le logo de Microsoft et Google

Microsoft et Google : deux visions opposées pour dominer l’intelligence artificielle

Il fut un temps où Microsoft évoquait surtout les logiciels d’entreprise, fiables mais sans éclat. Puis ChatGPT a débarqué en novembre 2022, et le géant de Redmond s’est soudain retrouvé sous les projecteurs. 

Son alliance avec OpenAI lui a offert une nouvelle jeunesse. Résultat : plus de 2 000 milliards de dollars de valeur boursière gagnés et une position de leader inattendue dans la révolution de l’IA. Pendant ce temps, Google, pourtant pionnier du domaine, semblait ramer dans son propre sillage

Microsoft a-t-il trouvé la recette magique ?

Pour tout vous dire, Nvidia, fournisseur des fameuses puces GPU qui font tourner les modèles d’IA, est devant avec une capitalisation record de 5 000 milliards. Cependant, pour Microsoft, le retour est spectaculaire. 

Surtout que son approche repose sur une alliance plutôt souple. La firme laisse son partenaire respirer. En octobre, elle a même levé les dernières barrières. OpenAI peut dès lors choisir librement ses partenaires cloud. 

En échange, Microsoft garde 27 % du capital, 20 % des revenus, et surtout un accès complet à la technologie jusqu’en 2032. Un contrat qui rapporte gros : OpenAI investira 250 milliards de dollars dans le cloud de Microsoft.

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Ce mariage stratégique a inspiré tout un écosystème. Les rôles sont désormais bien répartis. Nvidia fabrique les puces. OpenAI crée les modèles. Microsoft les héberge et les intègre dans ses produits. Un véritable écosystème d’interdépendance, où chacun profite du savoir-faire de l’autre. 

Bref, en s’ouvrant, Microsoft a gagné en agilité, en puissance et surtout en visibilité. La boîte, jadis perçue comme ringarde, a su incarner la modernité de l’IA sans créer elle-même le moindre chatbot.

Google, lui, a préféré tout faire lui-même 

Pendant que Microsoft tissait des alliances, Google suivait une route bien plus solitaire. Son modèle repose sur une intégration totale : ses propres puces, ses propres modèles, ses propres produits. Ses “TPU” – unités de traitement tensoriel conçues en interne – entraînent les modèles d’IA de Google DeepMind, utilisés ensuite dans la recherche, YouTube ou Gmail. 

Toutefois, cette stratégie a longtemps été jugée lente. Quand ChatGPT a débarqué, Google avait déjà son propre chatbot, mais a attendu trois mois pour le lancer. L’entreprise s’est embourbée dans sa propre bureaucratie. Chaque décision impliquait des couches hiérarchiques et des risques pour son activité principale, la recherche en ligne.

Pourtant, Google n’était pas un novice en IA. Son fondateur, Demis Hassabis, a même été récompensé par un prix Nobel pour ses travaux sur le repliement des protéines. Ironie de l’histoire : les chercheurs de Google sont à l’origine du fameux “transformer”, l’architecture qui a permis à ChatGPT d’exister. 

Heureusement, les choses ont changé. Depuis quelques mois, Alphabet a regagné la confiance des marchés. Sa valorisation boursière a bondi d’un trillion de dollars, et son modèle vertical séduit à nouveau. 

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Où en est Google en ce moment ?

Malgré ses débuts timides, Google n’a pas perdu la main. Ses revenus publicitaires liés à la recherche continuent de grimper, grâce aux “aperçus IA” intégrés aux résultats depuis 2024. Ces résumés automatiques incitent les utilisateurs à rester plus longtemps et à cliquer davantage. Résultat : un bond de 10 % sur ses recettes publicitaires.

Et ce n’est pas tout. Google Cloud, longtemps déficitaire, devient enfin rentable. Sa croissance annuelle de 30 % fait tourner les têtes. Les entreprises d’IA plébiscitent ses TPU pour leur efficacité énergétique. Anthropic, concurrent direct d’OpenAI, a même signé un contrat estimé à 10 milliards de dollars pour utiliser un million de ces puces. Un record dans le secteur.

Cette prouesse s’explique par la conception sur mesure des TPU. Contrairement aux GPU classiques, ils consomment beaucoup moins d’énergie et s’intègrent parfaitement dans l’écosystème logiciel de Google. Le coût par requête IA est ainsi deux fois inférieur à celui d’une recherche standard, contredisant les estimations catastrophistes du début.

Peu à peu, Google transforme ce qui semblait être une faiblesse – son intégration complète – en avantage compétitif. Mais qui dominera la nouvelle économie de l’IA ?

Les deux géants avancent désormais sur des chemins parallèles. Microsoft, pragmatique, parie sur la collaboration et l’ouverture. Google, perfectionniste, raffine son modèle intégré. 

Les deux visions s’opposent, mais se complètent. D’ailleurs, Microsoft développe lui aussi ses propres puces et laboratoires d’IA, preuve que le modèle vertical fait des envieux.

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