La science vient de nous prouver qu’un bébé peut désormais naître avec trois parents biologiques. Ce phénomène est déjà une réalité au Royaume-Uni.
La science ne cesse de nous surprendre. Mais là, on passe à un tout autre niveau ! Un bébé issu de trois parents différents est devenu réalité. Oui, trois ADN pour un seul enfant. Ils sont même huit à être nés de cette manière au Royaume-Uni. Ce qui semblait impensable il y a quelques années est aujourd’hui une avancée médicale spectaculaire.
Pourquoi trois parents différents ?
Pourquoi faire appel à une troisième personne, en plus des deux parents ? C’est peut-être la première question qui vous vient en tête ! Sachez que cela n’a rien d’un simple plaisir. Le but est en effet de combattre la maladie mitochondriale qui peut « avoir un impact dévastateur sur les familles » comme le déclare Doug Turnbull, un chercheur de l’Université de Newcastle. Il a travaillé sur cette étude.
« Cette nouvelle offre un nouvel espoir à de nombreuses autres femmes risquant de contracter cette maladie, qui ont désormais la chance d’avoir des enfants et de grandir sans cette terrible maladie. ». Parce qu’il s’agit d’une maladie incurable et touche environ un naissance sur 5 000.
Le fait de faire intervenir un autre ADN élimine donc la maladie. En réalité, le bébé a bien deux parents biologiques. Et la troisième personne sert pour fournir un ADN mitochondrial sain. Ce dernier vit dans une partie de la cellule appelée le cytoplasme
La technique de trois parents différents repose sur la fameuse fécondation in vitro que beaucoup connaissent déjà. Pourtant, il y a une étape en plus qu’on appelle le « don mitochondrial ».
Les médecins ont prélevé deux ovocytes, un chez la mère et un chez une donneuse saine. Ils ont fécondé les deux ovocytes séparément avec le sperme du père. Ensuite, ils ont retiré le noyau de l’ovocyte fécondé de la mère. Puis ils ont placé ce noyau dans l’ovocyte de la donneuse, dont ils avaient retiré le noyau.
Une expérience réussi mais qui inquiète
La technique semble efficace, certes. Mais tout le monde n’est pas convaincu. Cinq bébés issus de trois parents différents sont nés sans problème de santé. Par contre, un bébé a eu de la fièvre et une infection urinaire.
Un autre a présenté des spasmes musculaires. Et un troisième a été soigné pour un trouble du rythme cardiaque. Au total, trois bébés sur huit ont montré un faible taux de mutations de l’ADN. Or, c’est justement ce que la technique devait éviter.
Pavlo Mazur, un ancien embryologiste, tire même la sonnette d’alarme. Selon lui, il faudrait mettre ces essais en pause. Du moins, jusqu’à ce que les chercheurs comprennent ce qui cloche. Bien sûr, il parle en connaissance de cause. Parce qu’il a déjà utilisé une approche similaire pour concevoir 15 bébés en Ukraine.
En tout cas, pour moi, il s’agit d’une vraie percée dans le domaine médical. D’autant plus que ça peut éviter bien des souffrances. D’ailleurs, les chercheurs attendaient la naissance issue de trois parents différents depuis un bon moment. Cela montre donc que cette expérience marque un pas important vers l’innovation.
- Partager l'article :

