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Facebook utilise les données utilisateurs pour lutter contre les maladies

Dans un communiqué de presse diffusé lundi 20 mai, Facebook a annoncé la conception de cartes réalisées à partir des données de ses 2 millions d’utilisateurs pour observer les déplacements humains. Le but ? Étudier la propagation des maladies en fonction des flux de voyageurs et aider les ONG et les organisations de santé à réagir promptement.

Il est souvent difficile de savoir comment se propage une maladie. Il suffit de constater les politiques d’achat de vaccins de certains gouvernements comme la France pour s’apercevoir que tout ne passe pas comme prévu. Que ce soit les infections hivernales comme les grippes et les gastro-entérites ou des maladies plus sournoises comme le virus Ebola ou la Malaria, il est souvent difficile de comprendre le schéma de propagation.

Facebook utilise le pouvoir de son réseau pour aider les organismes de santé

Facebook a annoncé ce lundi qu’elle exploite l’énorme quantité de données de 2,38 milliards d’utilisateurs pour créer trois ensembles de cartes adressés aux ONG et organismes de santé. Ces plans rendent visible la densité de population. C’est-à-dire une estimation de la démographie associée à une visualisation des mouvements migratoires. La société californienne y ajoute les informations sur la couverture réseau. Ainsi, en cas de crise sanitaire, les organisations peuvent plus facilement prévenir les personnes de l’arrivée d’une épidémie.

Pour cela, Facebook n’utilise pas seulement ses données. Elle profite d’un partenariat avec l’Université Colombia pour exploiter des images satellites et des informations de recensement. Le géant américain est capable de connaître le nombre de personnes dans un rayon de 30 mètres, d’enfants âgés de moins de cinq ans, de femmes en âge d’enfanter, etc. Ce type de cartes a déjà aidé la Croix rouge américaine à déployer 3000 de ses membres dans le cadre d’une campagne contre la rougeole.

Une initiative à but non lucratif

En ce qui concerne la carte des mouvements de population, Facebook se repose sur les données de ses utilisateurs. Leurs téléphones permettent d’agréger des informations précieuses sur les flux de déplacement. L’on peut ainsi les corréler avec les dossiers des autorités sur une maladie comme la grippe, le choléra ou encore la malaria.

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L’éditeur du réseau social confie un exemple avec cette image qui représente les mouvements autour de Londres afin d’observer la propagation des infections. Quant à la carte concernant la couverture de réseaux mobiles, elle sert à estimer la meilleure manière de prévenir les populations potentiellement vulnérables à une épidémie.

Loin des polémiques auxquelles la firme a fait l’objet dernièrement, cette initiative intègre le programme Data For Good. Ici, l’accès aux informations n’est pas vendu aux tiers comme cela avait pu être le cas avec Cambridge Analytica. Les cartes en question sont confiées à un ensemble de partenaires dont ll’International Medical Corps, l’Unicef, la Banque mondiale, le Forum économique mondial, le Centre mondial d’analyse des maladies infectieuses du MRC de l’Imperial College de Londres,et la Northeastern University.

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