Dans un récent article, on vous a parlé d’un éventuel rachat d’Observe par Snowflake. Aujourd’hui, ce n’est plus une éventualité car le 8 janvier, l’entreprise a confirmé la signature d’un accord d’acquisition définitif.
Il ne reste donc plus qu’à attendre le feu vert des autorités pour intégrer la plateforme directement dans l’écosystème cloud de Snowflake. Les entreprises pourraient alors centraliser leurs données de télémétrie sur une seule interface.
Les antécédents de Snowflake et Observe
Observe a vu le jour en 2017 sous l’impulsion de Jacob Leverich, Jonathan Trevor et Ang Li. Son premier produit est arrivé dès 2018. La plateforme repose sur une base centralisée bâtie sur Snowflake. Cette proximité technique a facilité des usages rapides dès les premières versions.
Observe a grandi dans l’ombre de Sutter Hill Ventures. Snowflake partage la même maison d’incubation. Mike Speiser a même dirigé Snowflake lors de ses débuts. Les liens entre les deux sociétés remontent donc à plusieurs années.
Jeremy Burton dirige Observe depuis plusieurs exercices. Il siège aussi au conseil d’administration de Snowflake depuis 2015. Cette double casquette a favorisé des échanges réguliers. Les équipes ont appris à parler le même langage technique.
La jeune pousse a attiré près de 500 millions de dollars de capital-risque. Snowflake Ventures, Madrona et Sutter Hill figurent parmi les soutiens. En juillet 2025, Observe affichait une valorisation de 750 millions de dollars. Cette base financière solide a préparé le terrain à l’accord actuel.
Que prévoit Snowflake ?
Eh bien, comme dit tout haut, Snowflake prévoit d’intégrer Observe dans son offre cloud. Les clients pourraient rassembler journaux, métriques et traces sur une même plateforme. Cette centralisation simplifie la lecture des signaux faibles. Les anomalies gagnent alors en visibilité.
Selon Snowflake, la détection et la correction pourraient devenir dix fois plus rapides. Cette promesse répond à la croissance des volumes de données. Les agents d’IA génèrent aujourd’hui des flux massifs. Leur surveillance réclame des outils capables de suivre le rythme.
L’accord prévoit aussi un cadre unifié pour les données de télémétrie. Les collectes s’appuient sur Apache Iceberg et OpenTelemetry. Ces briques favorisent l’automatisation des remontées techniques. Les équipes gagnent du temps lors des audits.
Le montant officiel n’a pas été publié. Des sources évoquent une valeur proche d’un milliard de dollars. Cette somme dépasserait le rachat de Streamlit en 2022. L’opération pourrait devenir la plus coûteuse menée par Snowflake.
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