Quand on décide enfin de passer à la voiture électrique, l’autonomie est une inquiétude qui revient presque toujours. Sans parler de la patience mise à rude épreuve face aux temps de recharge. CATL vient justement de rebattre les cartes avec des batteries qui promettent de réduire ces deux freins majeurs, et de changer la perception de l’électrique.
1 000 km d’autonomie et une recharge complète en quelques minutes, ce sont les promesses des batteries pour voiture électrique signées CATL. Le constructeur chinois avance une génération de technologies qui s’attaque directement aux principaux freins à l’électrique. Il cible deux points sensibles qui freinent encore de nombreux conducteurs.
QUID des batteries électriques de CATL
C’était mardi dernier, lors d’un événement de 90 minutes à Pékin, que CATL a levé le voile sur ses nouvelles batteries pour voitures électriques. La présentation intervient juste avant le Salon de l’automobile de Pékin.
La batterie Qilin offre jusqu’à 1 000 km d’autonomie et réduit le poids du pack. Elle vise les constructeurs soumis à des règles d’efficacité plus strictes en Chine et ailleurs. La batterie Shenxing, quant à elle, améliore fortement la recharge rapide par rapport à la génération précédente.
L’ancienne version passait de 5 % à 80 % en 15 minutes. La nouvelle atteint 10 % à 98 % en moins de 7 minutes. Cette progression marque évidemment un saut technologique sur le temps de recharge. Puisqu’elle cible directement l’un des freins majeurs à l’adoption des véhicules électriques.
Peut-on vraiment faire confiance à ces nouvelles batteries électriques de CATL ? Impossible de le dire avec certitude pour l’instant. Mais un fait pèse lourd dans la balance. CATL et BYD contrôlent à eux deux plus de la moitié du marché mondial des batteries.
CATL atteint même 42,1 % d’utilisation mondiale sur les derniers relevés. Sa technologie est déjà massivement intégrée dans des véhicules électriques en circulation.
Pour quand ?
CATL prévoit de lancer la livraison en masse de batteries au quatrième trimestre. La technologie des batteries sodium-ion réduit la dépendance au lithium, au cobalt et au nickel. Elle s’impose donc comme une alternative moins coûteuse pour l’industrie.
Robin Zeng évoque une option résiliente pour les transitions énergétiques à grande échelle. Le dirigeant estime aussi que les limites de la chimie restent loin d’être atteintes. Cette orientation élargit les pistes pour sécuriser l’approvisionnement en matériaux. Elle ouvre aussi une nouvelle voie pour réduire les coûts de production.
En plus, CATL veut développer l’infrastructure de recharge avec 100 000 stations et points d’échange d’ici 2028. Le projet avance avec plusieurs constructeurs automobiles chinois partenaires. Cette stratégie renforce l’avance de la Chine dans les véhicules électriques. Les conducteurs pourraient ainsi recharger ou échanger une batterie plus rapidement.
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