Anonymous divulgue 82 Go de données appartenant à la police de Nauru

Anonymous divulgue 82 Go de données appartenant à la police de Nauru

Le collectif de hacktivistes Anonymous a divulgué 82 Go de données appartenant à la police de Nauru pour protester contre les conditions de détention des clandestins emprisonnés sur l’île. Le fichier contient au total 285 635 emails confidentiels. 

Une protestation contre les mauvais traitements des détenus 

Nauru, une petite île d’Océanie située en Micronésie, abrite une prison mise à disposition des autorités australiennes. Le camp sert de lieu de détention pour les clandestins et les demandeurs d’asile capturés au large des côtes australiennes. 

Le gouvernement australien a toujours gardé secrètes les conditions de détention des réfugiés sur l’île qualifiée de prison à ciel ouvert. Depuis des années, la presse australienne et des ONG comme Amnesty International ont dénoncé des cas d’abus et de maltraitance révélés par les employés de la prison eux-mêmes.

Début mai, le collectif Anonymous proteste également contre les conditions de détention des clandestins sur l’île. Le groupe a publié 82 Go de données contenant 285 635 emails confidentiels appartenant à la police de Nauru. Le fichier est disponible en téléchargement.

Des emails avec des informations compromettantes

Anonymous ne livre aucun détail sur le contenu des emails divulgués. Néanmoins, le collectif soutient que ces correspondances contenaient des informations sur les maltraitances subies par les détenus. Avec cette fuite, Anonymous met la pression sur le gouvernement australien sommé de mettre fin à cette politique de détention obligatoire des migrants.

Le collectif demande aussi la fermeture permanente des centres de détention des migrants sur l’île de Nauru et ailleurs. Anonymous exhorte également les autorités à ouvrir une enquête sur toutes les allégations d’abus. Enfin, le groupe exige un dédommagement des victimes

Le fichier serait disponible sur DDoSecrets (Distributed Denial of Secrets). Il s’agit du site d’une organisation de dénonciation à but non lucratif. Pour le moment, ni la police de Nauru ni le gouvernement australien ne se sont exprimés sur cette affaire. 

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