Portée par une demande d’investisseurs hors norme et une croissance instantanée, Anthropic pourrait devenir la plus chère de l’histoire. Selon plusieurs sources proches du dossier, la startup d’IA serait en discussion pour une levée de fonds comprise entre 40 et 50 milliards de dollars. Sur la base d’une valorisation à 900 milliards
Anthropic vise désormais une valorisation comprise entre 850 et 900 milliards de dollars, dans le cadre d’une levée de fonds estimée entre 40 et 50 milliards. Ce niveau placerait la startup d’IA au coude-à-coude avec OpenAI. La croissance de l’entreprise est tirée par ses solutions de programmation et ses perspectives d’expansion sectorielle. Et cela attire un afflux d’investisseurs rarement vu à cette échelle.
Anthropic attire des engagements records avant même d’ouvrir son tour de table
Le phénomène est assez clair, la demande dépasse l’offre. Plusieurs investisseurs institutionnels cherchent à entrer au capital. Certains sont même prêts à engager jusqu’à 5 milliards de dollars dans la startup d’IA. Et cela sans même parvenir à décrocher un rendez-vous avec la direction financière. Anthropic est aujourd’hui un actif très coté dans la course à l’IA.
Des informations relayées par Bloomberg et Business Insider indiquaient déjà en avril que la société recevait des offres sur la base d’une valorisation de 800 milliards de dollars. Mais depuis, l’emballement s’est accentué. Anthropic n’avait même pas officiellement lancé de levée de fonds que les propositions affluaient déjà.
JUST IN: Anthropic is now considering raising a new round at a $900,000,000,000+ valuation. pic.twitter.com/jeW3kEpPf1
— Polymarket Money (@PolymarketMoney) April 30, 2026
Par conséquent, cela exerce une pression inhabituelle sur la gouvernance. Une décision finale sur ce tour de table pourrait être prise lors d’un conseil d’administration prévu en mai. En toile de fond, la question pour Anthropic sera : faut-il accepter ces conditions exceptionnelles ou temporiser avant une introduction en bourse ?
Une croissance qui justifie (en partie) les valorisations
Si les investisseurs se bousculent, c’est parce que les fondamentaux suivent. Anthropic affiche désormais un chiffre d’affaires annuel supérieur à 30 milliards de dollars. Avec certaines estimations internes qui le rapprochent déjà des 40 milliards. À titre de comparaison, les projections évoquaient encore environ 9 milliards fin 2025.
Cette accélération spectaculaire repose en grande partie sur ses solutions de programmation assistée par IA, notamment Claude Code et Cowork. Ces outils deviennent pas à pas des standards dans certains environnements professionnels. En particulier pour les développeurs et les équipes techniques.
Mais le véritable levier de valorisation se situe dans les perspectives. Les investisseurs considèrent qu’Anthropic n’a encore exploité qu’une fraction de son potentiel. L’expansion vers des secteurs comme la finance, la santé ou les sciences de la vie ouvre des marchés considérables. Là où l’automatisation intelligente pourrait rapidement devenir critique.
Anthropic peut-elle dépasser OpenAI en valorisation dès 2026 ?
En février, Anthropic avait déjà atteint une valorisation de 380 milliards de dollars. Quelques semaines plus tard, OpenAI bouclait un tour record de 122 milliards, pour une valorisation post-money de 852 milliards. Mais si Anthropic concrétise les conditions actuellement discutées, elle pourrait dépasser son concurrent, au lieu de juste le rattraper.
ANTHROPIC IN TALKS WITH INVESTORS TO RAISE FUNDS AT $900 BILLION VALUATION, HIGHER THAN OPENAI, PER CNBC
OPENAI PREVIOUSLY ACHIEVED AN $852 BILLION VALUATION IN ITS MARCH FUNDING ROUND pic.twitter.com/ERFoSGHBH9— Sam Badawi (@Sam_Badawi) April 29, 2026
Toutefois vu ce niveau de valorisation d’Anthropic, peut-on encore parler de startup lorsque l’on approche du trillion de dollars ? Et surtout, ces montants reflètent-ils une valeur réelle ou une anticipation extrême du futur de l’IA ?
Le marché, lui, a déjà tranché. À ce stade, Anthropic n’est plus seulement une entreprise prometteuse. Elle est devenue un grand pari sur l’infrastructure même de l’économie numérique à venir.
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