Avant, Figure AI produisait un robot par jour. Un rythme déjà impressionnant. Mais aujourd’hui, l’entreprise annonce qu’en une semaine, elle produit 55 humanoïdes. Voilà un changement d’échelle qui interpelle.
C’est un palier que peu d’acteurs atteignent. Il est clair que Figure AI entre désormais dans un véritable tournant industriel. Car l’entreprise ne produit plus ses robots au rythme lent des débuts. Elle accélère fortement, jusqu’à être 8 fois plus rapide. Mais si cette montée en puissance est possible, c’est parce qu’elle a repensé toute sa chaîne de production.
Une usine calibrée pour produire des robots à grande vitesse chez Figure AI
Avant tout, sachez que cette montée en puissance repose sur BotQ, le site de production clé de Figure AI. Celui-ci est devenu le cœur de la machine industrielle. L’entreprise y a déployé plus de 150 postes de travail connectés. Chaque étape est pilotée par un logiciel maison. L’objectif est de produire vite, mais surtout de produire bien.
Le défi était immense. Parce que passer d’un prototype à une flotte opérationnelle reste un casse-tête en robotique. Pourtant, la startup a franchi ce cap. Plus de 50 points de contrôle jalonnent aujourd’hui la fabrication.
En plus, chaque robot subit plus de 80 tests fonctionnels avant validation. Cela inclut des cycles intensifs. Squats, jogging, mouvements répétés. L’idée est de simuler la vraie vie dès l’usine.
Les résultats suivent. Le rendement dépasse 80 % dès la première sortie de ligne. Les batteries affichent un impressionnant 99,3 % de réussite. Et plus de 9 000 actionneurs ont déjà été produits.
Une telle rigueur permet à Figure AI d’industrialiser sans sacrifier la fiabilité. Une étape clé pour viser des déploiements à grande échelle.
Une révolution pilotée par les données et l’IA
Chez Figure AI, produire plus de robots ne sert pas qu’à remplir des entrepôts. Chaque machine devient une source de données. Ces robots alimentent Helix, l’IA maison. Plus la flotte grandit, plus l’IA apprend vite. Et plus les robots deviennent autonomes.
Les progrès sont d’ailleurs déjà visibles. Les nouvelles capacités reposent sur une approche ambitieuse : le contrôle corporel complet guidé par la perception.
Concrètement, les robots ne sentent plus seulement leur corps. Ils voient leur environnement. Grâce à des caméras embarquées, ils reconstruisent une vision 3D du monde.
De ce fait, ils peuvent anticiper leurs mouvements, comme monter des escaliers, gérer des terrains irréguliers ou s’adapter sans assistance. Et ce, sans ajustement spécifique en conditions réelles. En parallèle, Figure AI développe une infrastructure complète, dont diagnostic en temps réel, maintenance sur le terrain et mises à jour à distance. Toute la flotte peut évoluer simultanément.
Ce système permet aussi de corriger rapidement les défauts. Les pannes sont analysées en quelques minutes. Les solutions sont ensuite déployées à grande échelle. Face à Tesla Optimus ou aux machines de Boston Dynamics, la bataille se joue actuellement sur les données réelles.
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