L’IA de confiance, levier de performance, reste sous-exploitée par les entreprises. Une étude montre qu’elle peut doubler le ROI des projets d’IA.
Alors que l’IA générative dépasse l’IA traditionnelle en adoption, la gouvernance responsable reste à la traîne. Une récente étude menée par SAS et IDC révèle que seule une entreprise sur deux met en place des dispositifs concrets pour sécuriser l’IA. Pourtant, les bénéfices économiques sont clairs. Les organisations qui investissent dans une IA de confiance voient leur retour sur investissement significativement augmenter.
Une confiance en hausse, mais des fondations fragiles
Selon l’étude réalisée par IDC pour le compte de SAS, les dirigeants font désormais davantage confiance à l’IA générative qu’aux formes traditionnelles d’intelligence artificielle. 48 % des répondants affirment lui faire « totalement confiance », contre seulement 18 % pour l’IA classique. Ce paradoxe surprend ! Alors que l’IA générative est plus récente et moins expliquée, elle inspire un sentiment de proximité et d’intuition. Comme le souligne Kathy Lange, directrice de recherche chez IDC : « Les formes d’IA aux comportements proches de l’humain suscitent une adhésion plus instinctive, parfois au détriment de leur fiabilité. »
Pourtant, les inquiétudes ne disparaissent pas. La confidentialité des données, le manque de transparence et l’usage éthique sont perçus comme des failles par plus de la moitié des entreprises interrogées. En parallèle, la confiance accordée à l’IA quantique progresse, bien que ses usages concrets restent embryonnaires.
Gouvernance négligée, ROI compromis
Malgré l’adoption croissante de l’IA, avec 81 % d’utilisateurs pour la GenAI contre 66 % pour l’IA traditionnelle, l’écart avec la gouvernance reste important. Seules 40 % des organisations affirment mettre en place des cadres de gouvernance, d’explicabilité ou de protection éthique. Un chiffre inquiétant, d’autant que l’étude montre un lien clair entre pratiques responsables et performance financière. Les entreprises qui intègrent une IA de confiance dans leurs projets ont 60 % plus de chances de doubler leur retour sur investissement.
Or, la gouvernance de l’IA reste loin derrière dans les priorités stratégiques ! Seuls 2 % des décideurs citent cette dimension dans leurs axes d’action. IDC distingue ainsi deux profils : les leaders, qui structurent leurs projets autour d’un socle éthique solide, et les suiveurs, plus passifs. Les premiers tirent un avantage concurrentiel net, traduisible en gains de productivité et en crédibilité accrue.
L’infrastructure data, maillon faible des stratégies IA
Au-delà des choix technologiques, c’est la qualité des données et leur gouvernance qui conditionnent l’efficacité de l’IA. Près de 49 % des entreprises pointent des infrastructures de données insuffisantes ou mal organisées. Suivent le manque de gouvernance (44 %) et la pénurie de talents (41 %).
Le tableau est clair : sans socle data robuste, difficile d’implémenter une IA fiable. Et sans fiabilité, la promesse du ROI s’éloigne. « Pour garantir la confiance, il faut renforcer la réussite des déploiements et former les équipes à interagir intelligemment avec l’IA », rappelle Bryan Harris, CTO de SAS.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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