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Ils font la Data | Pierre Barbier (Tableau) : “Nous souhaitons continuer de faire collaborer le plus de personnes possibles autour de la donnée”

Dans le cadre de notre dossier “Ils font la data”, Pierre Barbier, Country Manager France chez Tableau a accepté de faire un point sur l’année écoulée et sur les grands enjeux du secteur et du marketing de ce début d’année.

Quel est votre regard sur l’année qui vient de passer ?

C’est une année où j’ai constaté que le sujet de la data prenait de plus en plus d’importance. Tout simplement parce que le digital a pris de plus en plus d’ampleur. Quand je discute avec les dirigeants français, la moitié d’entre eux explique que la data est un élément primordial dans leurs discussions et dans leurs prises de décisions. La raison, c’est que le digital a pris énormément d’importance, notamment dans les ventes et que, par conséquent, une personne qui n’a pas un regard affûté sur ce sujet perd des clients sans même s’en rendre compte. D’une manière générale, les dirigeants veulent améliorer la culture de la data au sein leur entreprise et l’amener en dehors d’un cercle de spécialistes.

Comment se comportent les entreprises vis-à-vis de la data actuellement ?

Depuis quelques années, les entreprises embauchaient des spécialistes, des data scientists qui ont préempté l’usage de la data. Aujourd’hui, on s’aperçoit que la data est mieux exploitée quand elle est proche du business et qu’elle est comprise par l’ensemble des collaborateurs d’une entreprise. Désormais, la data est exploitée par tous les métiers. Et on constate que les DSI se voient attribuer un nouveau rôle : la mise à disposition des technologies qui permettent de creuser la compréhension de la donnée. Il s’agit donc aujourd’hui d’instaurer une gouvernance de la data au sein de l’entreprise pour pouvoir donner la capacité aux différents métiers de fouiller dans la data.

Quelles sont les tendances dont vous constatez l’émergence ?

Depuis quelques années, on parle de la visualisation de la data. Celle-ci a beaucoup évolué. Auparavant, on fournissait des reportings statiques, mais aujourd’hui, il s’agit davantage d’une mise à disposition des technologies et d’une mise à disposition des données pour permettre de dépasser le simple constat et de réellement comprendre un problème.

Est-ce qu’on est capable de connaître l’impact pour le business de cette mise à disposition de l’information et de la donnée ?

Je peux vous citer des exemples. Par exemple, Monoprix qui travaille avec nous, a souhaité augmenter la compétence de ses employés autour de la compréhension des données pour pouvoir anticiper un problème qu’on appelle le “syndrôme du rayon vide” et qui est fondamental dans le retail. En l’occurrence, Monoprix a mis en place une gouvernance qui a permis aux employés de la supply chain d’anticiper ce problème. Ils ont réussi et déployé cette culture de la data au sein de la supply chain.

Autre exemple, la chaîne hôtelière Accor a donné à ses employés la possibilité de créer leur propres tableaux de bord pour accéder et consulter les données importantes pour eux. C’est particulièrement pertinent parce que le métier connaît exactement les données qui peuvent lui être utiles. Aujourd’hui, les employés sont capables de fournir des rapports en 2 heures alors qu’avant il leur fallait une dizaine de jours. 

Quels sont les grands enjeux pour Tableau en ce début d’année ?

Parmi nos enjeux majeurs, nous souhaitons continuer de faire collaborer le plus de personnes possibles autour de la donnée. Je pense qu’il est nécessaire de décloisonner la data. A ce propos, nous avons annoncé la mise à disposition des données à travers Slack grâce à Ask Data. Ainsi, chacun sera en mesure de questionner les données dans un langage naturel et d’obtenir une réponse directement dans Slack. Un autre enjeu majeur concerne la prédiction. On n’est plus dans un domaine statique, et il est donc nécessaire de pouvoir donner à tous la capacité de créer des tableaux de bord, puis de faire appel à l’intelligence artificielle notamment grâce à Einstein Delivery qui est désormais intégré à Tableau.

Un mot pour définir l’année à venir ?

Accélération. Je souhaite voir l’accélération des efforts pour démocratiser la culture data en entreprise et ailleurs. Tableau a investi sur ce sujet et pris des engagements pour former 10 millions de spécialistes des données dans les 5 ans en nouant des partenariats avec des écoles et universités en France et partout ailleurs. Par exemple, Tableau met en place des formations avec l’EDHEC, Sorbonne Université et Paris School of Business. On met également à disposition des licences et des certifications online sur le site de formation de Salesforce. L’objectif c’est de rendre la data compréhensible et accessible à un maximum de personnes.

 

Propos recueillis par Amandine Durand

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