un silhouette holographique bleu illustrant l'IA devant des symbole de l'économie

OpenAI veut cacher ce chiffre : devinez combien l’IA a ajouté à l’économie

L’IA fascine tout le monde, des investisseurs aux banquiers. Et pourtant, vous risquez d’être surpris en découvrant sa contribution effective à l’économie américaine l’an dernier.

Malgré l’omniprésence du discours autour de l’IA, l’économie américaine ne brille pas autant que le racontent certaines entreprises technologiques. Comme l’a dit Dario Perkins, spécialiste macroéconomique chez TS Lombard lors d’un entretien accordé au Financial Times :

« Rien ne permet d’affirmer que son déploiement a réellement dopé la productivité ou pesé sur l’emploi aux États-Unis. »

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L’IA et l’économie américaine dans les faits

Dans les faits, les entreprises ont foncé sur l’automatisation. En 2025, près de 410 milliards de dollars ont été injectés dans ces technologies. Pour elles, la promesse est simple. 

Travailler plus vite, produire davantage, mobiliser moins de ressources humaines, la promesse paraît séduisante. Et à long terme, ces gains sont censés alléger les coûts et améliorer les marges. C’est en tout cas le discours dominant. 

Côté bancaire, c’est bien différent. Goldman Sachs, par exemple, après plusieurs mois de prudence, a durci sa position. Ses analystes estiment désormais que l’IA n’a eu aucun effet visible sur la croissance américaine jusqu’en 2025.

Même constat du côté de Brian Peters, ancien régulateur de la Réserve fédérale de New York. Il reconnaît les capacités impressionnantes de l’IA. Cependant, il juge les retombées économiques à court terme difficiles à démontrer. Ce, malgré les investissements hors norme.

Même du côté académique, les interrogations persistent. Des chercheurs du Bureau national de la recherche économique évoquent un « paradoxe de la productivité ». Les bénéfices perçus dépassent ceux réellement mesurés, probablement en raison d’un décalage entre investissements et retours financiers.

Mais alors, pourquoi un tel écart ?

Ce décalage entre dépenses massives et résultats s’explique par deux points. D’abord, une question de géographie. Au fait, lorsqu’une entreprise américaine achète des semi-conducteurs produits à Taïwan, l’impact économique bénéficie avant tout à ce pays. 

Le second concerne la productivité elle-même. Accélérer le travail individuel ne transforme pas automatiquement l’ensemble des chaînes d’approvisionnement. Les gains observés restent donc internes aux entreprises, sans diffusion globale dans l’économie.

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Ce constat contraste avec les analyses de 2025. À l’époque, même les plus prudents estimaient que l’IA soutenait au moins une partie de la croissance du PIB. Aujourd’hui, le doute s’installe. 

Bon, le marché n’a pas totalement basculé vers cette vision. Puisque les investissements pourraient atteindre 660 milliards de dollars en 2026, comme l’affirme le Financial Times. Pourtant, de plus en plus d’analystes expriment leurs inquiétudes.

Et si l’IA ne montre pas encore ses vrais effets ?

En effet, il faut nuancer. Selon Aaron “Ronnie” Chatterji, économiste en chef d’OpenAI, l’intelligence artificielle est comparable à des technologies de rupture passées. Comme l’électricité ou Internet.

Ses impacts se diffusent lentement et ne se voient pas immédiatement dans les indicateurs macroéconomiques traditionnels. Telle que la productivité ou la croissance du PIB. 

Il explique que la mesure des gains réels prend du temps. Car les entreprises doivent réorganiser leurs modes de travail, repenser leurs processus et déployer l’IA à grande échelle. 

Avant cela, impossible de voir un effet mesurable dans les données officielles. Un peu comme ce qui s’est passé au moment de l’informatique ou du web. Dont l’impact macroscopique n’a été visible que des années plus tard.

Une vieille étude de McKinsey soutient cette vision. Selon elle, l’impact économique potentiel de l’IA est colossal à l’échelle mondiale. Là où certaines analyses focalisent sur le manque d’effet immédiat sur le PIB, cette recherche montre que l’IA pourrait ajouter des milliers de milliards de dollars à l’économie globale d’ici 2030.

Les simulations indiquent une augmentation cumulative du PIB mondial d’environ 16 % d’ici 2030. Soit un effet comparable à des révolutions technologiques historiques.

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