OpenAI a conclu un accord pour acheter jusqu’à 750 mégawatts de puissance de calcul auprès de Cerebras sur trois ans. Cette capacité servira directement à faire fonctionner ChatGPT et d’autres services d’OpenAI. Les systèmes exploités seront conçus et opérés par Cerebras.
Les deux entreprises ont officialisé cet engagement mercredi. Le montant total dépasserait 10 milliards de dollars sur la durée du contrat. OpenAI explique vouloir améliorer la vitesse de réponse de ses systèmes. Car la rapidité constitue un facteur clé pour l’expérience utilisateur.
Chaque interaction dépend directement de la capacité d’inférence disponible. Et l’intégration de Cerebras vise cet usage précis. Quoi qu’il en soit, ct accord s’inscrit dans une série de contrats financiers très élevés récemment signés par OpenAI. Il faut croire que la pression liée à l’usage massif de ses outils pousse l’entreprise à sécuriser des ressources sur le long terme.
OpenAI & Cerebras : les termes de l’accord
D’abord, vous devez savoir que les discussions entre les deux sociétés ont débuté en août dernier. Cerebras avait alors démontré que certains modèles open source d’OpenAI tournaient plus efficacement sur ses puces.
Les tests comparaient ces processeurs à des GPU classiques. Les résultats ont convaincu OpenAI d’aller plus loin dans les échanges. Puis, après plusieurs mois de négociations, un compromis a été trouvé.
Cerebras fournira des services cloud basés sur ses propres puces. Ces services cibleront surtout les modèles d’inférence et de raisonnement. Car ces modèles nécessitent un temps de calcul spécifique avant de produire une réponse. Or, l’optimisation de cette phase est devenue centrale pour les applications d’IA.
Cerebras se chargera de construire ou de louer des centres de données adaptés. Ces infrastructures seront équipées exclusivement de ses processeurs. OpenAI, de son côté, paiera l’accès à ces ressources pour exécuter l’inférence de ses produits. La mise à disposition de la puissance se fera progressivement. Plusieurs tranches sont prévues jusqu’en 2028.
Quel intérêt pour Cerebras ?
Fondée en 2015, Cerebras s’est fait connaître par ses moteurs à l’échelle du wafer. Ces puces géantes sont conçues pour accélérer l’entraînement et l’inférence des grands modèles. L’entreprise se positionne face à Nvidia et d’autres fabricants spécialisés. Son approche technique se distingue par l’intégration d’un calcul massif sur une seule puce.
Sam Altman figure parmi les premiers investisseurs de Cerebras. Ce lien historique renforce les relations entre les deux groupes. Pour ce qui est de ce nouvel accord en revanche, il arrive à un moment stratégique pour l’entreprise.
Pourquoi ? Eh bien, Reuters indiquait récemment que Cerebras prépare une nouvelle tentative d’entrée en Bourse. Une cotation au deuxième trimestre est envisagée. Pour info, une première tentative avait déjà été lancée mais retirée en 2024.
Une diversification de revenus est ainsi nécessaire pour la boîte. D’autant plus que jusqu’à présent, une part importante provenait de la société technologique émiratie G42. Ce contrat avec OpenAI renforce donc sa crédibilité commerciale.
Le marché boursier
Si vous voulez tout savoir, Cerebras n’est pas la seule à préparer une introduction en Bourse. OpenAI travaille également dessus depuis quelques mois. Selon Reuters, cette opération pourrait valoriser l’entreprise jusqu’à 1 000 milliards de dollars.
Sam Altman a d’ailleurs déjà évoqué des dépenses colossales pour soutenir cette ambition. OpenAI prévoit par exemple d’investir 1,4 milliards de dollars dans 30 gigawatts de ressources informatiques. Cette capacité représenterait l’équivalent de la consommation de millions de foyers américains.
Cependant, les montants engagés inquiètent certains observateurs. Les valorisations du secteur progressent rapidement. Tellement qu’ils poussent certains analystes à comparer la situation à la bulle internet des années 2000.
À l’époque, de nombreuses entreprises valaient très chères, sans toujours générer de revenus solides. L’industrie de l’IA avance ainsi sous forte tension financière. Bien entendu, l’idée n’est pas d’annoncer un effondrement, mais de signaler une vigilance croissante face aux risques financiers du secteur.
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