KAIST vous présente DreamWaQ++. Une technologie permettant aux robots d’analyser le sol et ajuster chaque pas comme le ferait un animal en pleine nature.
Plus exactement, c’est un système de contrôle pensé pour un robot quadrupède développé par une équipe de recherche de KAIST. Grâce à un mélange de caméras, de LiDAR et de capteurs embarqués, la machine observe son environnement en continu et adapte sa démarche sans attendre de trébucher. Voyez par vous-même sur la vidéo ci-dessous.
Les chercheurs envisagent déjà d’étendre cette approche à d’autres types de robots, qu’ils roulent, marchent ou ressemblent à des humains. D’autant que les usages sont nombreux. Inspection, agriculture, foresterie ou encore interventions d’urgence…
Qu’est-ce que cette technologie change concrètement ?
Avant DreamWaQ++, les robots fonctionnaient à l’aveugle. Ils avançaient en s’appuyant uniquement sur leurs capteurs internes. Comme les codeurs articulaires ou les centrales inertielles.
Résultat : ils tenaient debout, même sans visibilité, mais réagissaient trop tard face aux obstacles. Il fallait un contact pour comprendre qu’il y avait un problème.
Avec DreamWaQ++ en revanche, le robot gagne une sorte de sixième sens. Il repère les obstacles avant de les toucher, analyse leur forme, et ajuste sa trajectoire immédiatement.
Ce changement se ressent directement sur le terrain. Les chercheurs expliquent que le robot devient bien plus à l’aise dans des environnements imprévisibles. Par exemple, les zones sinistrées, les sites industriels ou les terrains naturels accidentés.
Pour y parvenir, l’équipe a mis au point un système d’apprentissage par renforcement. Ce dernier est à même de traiter plusieurs types de données en même temps, sans alourdir les calculs. Le robot peut même changer de mode de détection en cas de problème.
Comment un robot équipé de DreamWaQ++ s’en sort en condition réelle ?
Eh bien, les tests parlent d’eux-mêmes. La machine a grimpé un escalier de 50 marches en seulement 35 secondes, couvrant plus de 30 mètres à l’horizontale et plus de 7 mètres en hauteur.
Sur des terrains escarpés, elle a réussi à escalader des pentes de 35 degrés, bien au-delà de ce qu’elle avait appris pendant son entraînement. Le tout en demandant moins d’effort à ses moteurs.
Encore plus surprenant, le robot choisit lui-même ses trajectoires sans planification externe. Il observe, décide et avance. Dans certaines situations, il s’arrête même quelques instants pour analyser le terrain avant de repartir. Un comportement qui rappelle clairement celui d’un être vivant face à l’inconnu.
Lors des essais avec obstacles, il a franchi des barrières plus hautes que lui, tout en transportant du poids supplémentaire. Stabilité, équilibre, adaptation… il faut dire que le cocktail fonctionne.
Son entraînement lui permet aussi d’aller au-delà des situations déjà rencontrées. Même préparé sur de petits obstacles, il s’en sort face à des structures bien plus imposantes dans le monde réel.
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