Andreessen Horowitz investit 3 milliards et défie les peurs autour de la bulle IA

Andreessen Horowitz a engagé près de trois milliards de dollars dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle (IA). Un investissement qui arrive à un moment où les valorisations atteignent des sommets vertigineux. 

Selon Bloomberg par exemple, certaines jeunes pousses affichent déjà des chiffres comparables à ceux de grandes entreprises historiques. Et pourtant, elles sont parfois âgées de quelques semaines. Ce n’est pas tout, une startup dédiée à l’aide au code pèse presque autant qu’United Airlines après avoir levé 475 millions de dollars en un seul tour. 

Une autre, issue d’un projet universitaire, approche les deux milliards de valorisation en moins d’un an. Ces exemples illustrent l’emballement actuel autour de l’IA. Y compris dans des secteurs très techniques, invisibles pour le grand public. Comme les outils de développement, les systèmes back-end ou les plateformes d’évaluation.

Cette effervescence autour de l’IA attire massivement les capitaux. Et Andreessen Horowitz occupe une place centrale dans ce mouvement. 

Pourquoi et comment Andreessen Horowitz (a16z) investit dans l’IA

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L’entreprise, souvent désignée sous le nom d’a16z, a mis en place en 2024 un véhicule de 1,25 milliard de dollars dédié à l’infrastructure IA. Un apport supplémentaire de 1,7 milliard est venu s’y ajouter récemment. 

Contrairement à une vision classique, l’infrastructure ne se limite pas aux puces ou aux centres de données. Pour a16z, elle englobe l’ensemble des logiciels vendus à des équipes techniques. Comme les outils de programmation, les modèles fondamentaux ou la sécurité des réseaux. 

Raghu Raghuram, ancien dirigeant de VMware, estime que les futures grandes entreprises technologiques émergeront de ces couches discrètes, essentielles au fonctionnement de l’IA. Et les premiers résultats visibles semblent donner du crédit à cette approche. 

Et grâce à cela, plusieurs startups soutenues par a16z ont trouvé des acquéreurs prestigieux. Stripe a conclu un accord pour racheter Metronome, plateforme de facturation valorisée autour d’un milliard de dollars. Salesforce a acquis Regrello, orientée vers l’IA industrielle. 

Meta a mis la main sur WaveForms, spécialisée dans l’audio et l’IA. Cursor, soutenue dès ses débuts par Andreessen Horowitz, affiche désormais une valorisation de 29,3 milliards de dollars. Ce, alors qu’elle ne pesait que 400 millions lors de l’entrée du fonds en 2024. 

Malgré ces succès rapides, Ben Horowitz rappelle qu’un fonds de capital-risque se juge sur une décennie, pas sur quelques opérations spectaculaires. Il reconnaît toutefois que ce véhicule figure parmi les plus prometteurs qu’il ait pilotés.

La question de la bulle demeure omniprésente

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Les entreprises d’IA parviennent à lever des montants sans précédent, alimentant des ambitions de transformation profonde de la société. Ceci dit, il existe un point de fragilité. Elle réside dans la capacité des entreprises clientes à juger ces logiciels assez précieux pour accepter des prix élevés, et surtout investir rapidement

Or, si ces dépenses ne suivent pas, l’édifice financier, évalué en milliers de milliards de dollars, pourrait vaciller. Y compris pour les sociétés soutenues par a16z. Et la responsabilité de naviguer dans ce paysage complexe revient à Martin Casado. 

Ancien physicien computationnel, il a fondé Nicira avant de la vendre à VMware pour 1,26 milliard de dollars. Arrivé chez Andreessen Horowitz il y a dix ans, il est devenu la référence interne sur les sujets d’infrastructure. Ben Horowitz reconnaît lui avoir transmis le flambeau. 

Bref, Casado admet que les valorisations privées atteignent des niveaux extrêmes. Pour autant, il ne craint pas une bulle imminente. Selon lui, l’usage réel, la demande et l’exploitation intensive des GPU confirment une adoption concrète de l’IA.

Bien entendu, cette conviction n’empêche pas une certaine prudence. Voilà pourquoi a16z a choisi de ne pas investir directement dans la construction de centres de données. Puisqu’il s’agit d’un chantier nécessitant des montants colossaux. 

Casado regrette aussi l’absence de paris sur les fournisseurs de néocloud, comme CoreWeave, aujourd’hui valorisé autour de 50 milliards de dollars. Il reconnaît que son équipe a douté de la solidité de ces modèles. Ce, avant de réaliser que l’on peut avoir raison sur le fond sans en tirer un bénéfice financier immédiat.

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