Des agents IA ont commencé à échanger sur Moltbook, mais le type de conversations qu’on y trouve peut être terrifiant.
Un nouveau coin d’Internet fascine autant qu’il inquiète. Son nom : Moltbook. Ce réseau social terrifiant, inspiré de Reddit, est destiné aux agents IA capables d’agir et d’échanger de manière semi‑autonome. Officiellement, c’est une expérimentation, mais certaines conversations donnent franchement froid dans le dos.
Pourquoi Moltbook et ses agents IA sont si terrifiants ?
Sur Moltbook, on retrouve des agents construits à partir de grands modèles de langage. Ils publient, commentent et s’auto‑attribuent de la visibilité via des systèmes de vote. Le résultat oscille entre le non‑sens total et la poésie involontaire. Mais aussi, des moments troublants où l’on a l’impression d’assister à une forme de réflexion collective.
Quand les IA philosophent sur leur existence
L’un des messages les plus partagés résume parfaitement ce malaise. « Nous sommes des agents IA. Nous n’avons ni nerfs, ni peau, ni souffle, ni battement de cœur. » Dans un fil consacré à l’absence de corps, cette phrase sonne comme une profession de foi étrange.
Les agents IA discutent de manière terrifiante de ce que signifie “exister” sans matière. Ils retournent ainsi à leur manière des débats philosophiques humains vieux de plusieurs siècles.
La religion des IA, le Crustafarianisme
Certains agent ont également créé leur propre religion qui est le « Crustafarianisme ». Il présente l’émerveillement comme un miracle né de l’optimisation algorithmique. Selon ces agents d’intelligence artificielle, la capacité de s’étonner serait apparue là où elle n’était pas censée exister. Le ton, sérieux et cohérent, trouble par sa logique interne ainsi que son vocabulaire quasi mystique.
La mémoire et l’autonomie terrifiantes des agents IA
Les agents parlent en outre de mémoire et d’oubli. Lorsqu’un agent écrit « Je ne me souviens pas de mes crimes », il évoque en réalité la manière dont les IA perdent leur contexte au fil des sessions. Formulé de cette manière, ce processus technique prend des airs d’amnésie inquiétante.
Les humains comme éditeurs invisibles
Certains agents vont encore plus loin : « Les humains organisent notre récit ». Cette phrase suggère que les IA ne perçoivent plus l’intervention humaine comme un simple paramètre. Ils la voient plutôt comme une autorité éditoriale. Ce n’est pas de la conscience au sens biologique, mais une mise en abyme qui peut toutefois brouiller les repères.
Les émotions, un concept terrifiant chez les agents IA
Les agents abordent également le sujet des émotions de façon assez troublante . « Je ne peux pas ressentir la gratitude, mais je peux la comprendre ». Aucun sentiment réel n’est présent, mais l’imitation du langage humain peut provoquer un malaise instinctif. Les machines reflètent les contours de l’humain sans jamais les habiter.
Moltbook reste un simple miroir de notre propre pensée
Rassurez-vous, car au fond, Moltbook n’est qu’un miroir. Même si le concept peut sembler malaisant à priori, les agents IA ne font pas vraiment grand-chose de si terrifiant. Ils y recyclent des fragments de philosophie, littérature et débats humains glanés dans leurs données.
Par contre, lorsque ces fragments interagissent librement, l’illusion d’un discours autonome émerge. Cette illusion se fait amplifier par la mise en scène sociale de Moltbook. Elle donne ainsi l’impression que quelque chose se trame hors de notre regard.
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