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Informatique quantique : faut-il préparer votre Data Center à la révolution ?

D’ici 10 ans, l’informatique quantique aura affiché un progrès énorme sur la planète. Néanmoins, anticiper la forme que cette technologie prendra à grande échelle reste un défi à relever.

A l’heure actuelle, l’informatique quantique a déjà réalisé une avancée énorme. Il suffit de jeter un œil sur les technologies quantiques des plateformes Google Cloud, Microsoft et AWS puis s’essayer à des simulations pour s’en rendre compte.

Beaucoup d’opérateurs de data centers s’interrogent alors s’il est temps pour eux de « planifier des rangées d’ordinateurs quantiques montés en rack ». Selon Celia Merzbacher, directeur exécutif du Quantum Economic Development Consortium, cette décision repose en grande partie sur les technologies qui sont actuellement en cours.

L’informatique quantique intervient dans le refroidissement des data centers

Google et IBM se sont lancés dans l’établissement d’une structure de refroidissement nécessitant une très basse température. Certes, des gros éléments encombrent au niveau du processeur. Toutefois, ces précurseurs de l’industrie y travaillent sérieusement. D’autres technologies quantiques en développement, eux n’ont pas besoin d’aller aussi loin jusqu’au zéro absolu pour le refroidissement. Une chose est sûre : si ces dernières réussissent, cela marquera une nouvelle ère pour l’informatique quantique. Ce secteur pourra ainsi sortir de l’offre de cloud public classique, ce qui impactera nécessairement l’industrie des data centers.

A ce titre, les startups IonQ et Honeywell mettent en œuvre des machines quantiques qui exploitent des conceptions à « ions piégés ». PsiQuantum, quant à lui, tire profit des photons en les utilisant comme qubits qui, rappelons-le, sont les unités de base en informatique quantique. Que ce soit l’une ou l’autre, ces deux conceptions n’affichent aucun besoin de refroidissement drastique.

Une hésitation perpétuelle plane sur le secteur

Toujours d’après Merzbacher, le contexte actuel des matériels quantiques fait penser aux premiers jours des microprocesseurs. Les fabricants débattaient, à l’époque, entre l’utilisation du germanium et du silicium. Si le germanium était le meilleur système possible dans le calcul des semi-conducteurs, sa fabrication posait problème. De même, il était plus onéreux, ce qui a conduit au choix final du silicium. Ce genre de doute persiste encore dans le domaine de l’informatique quantique.

Il est aussi intéressant de noter l’introduction en bourse de IonQ en mars dernier, suite à sa fusion SPAC. Bien que l’entreprise ait omis de le communiquer, celle-ci projette de vendre des outils quantiques montés en rack auprès des opérateurs de data centers.

Quel sera l’avenir de l’informatique quantique ?

De nombreuses sociétés s’adonnent aujourd’hui aux services cloud et aux systèmes sur site. Néanmoins, il est difficile de penser que celles-ci puissent un jour prendre la place des machines traditionnelles construites à partir de silicium. Merzbacher est même persuadée qu’ « un ordinateur quantique autonome ne remplacera certainement pas les ordinateurs existants, même pas les ordinateurs hautes performances ». Il y aura effectivement toujours des circonstances où l’ordinateur classique prendra le dessus.

Bref, les domaines d’application de l’informatique quantique sont encore à étudier. Cette technologie pourrait, en effet, rendre le contrôle du trafic aérien plus efficace. On s’attend aussi à ce qu’elle effectue « une modélisation des états énergétiques des matériaux ou des processus pour l’industrie chimique ».

Sources & crédits Source : datacenterknowledge - Crédit :

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