Dark Web : un ingénieur SpaceX avoue avoir vendu des données aux traders

Un ingénieur travaillant pour SpaceX d’Elon Musk a plaidé coupable d’un délit d’initié en vendant des informations privilégiées sur le Dark Web. Ces déclarations émanent du département américain de la Justice et de la Securities and Exchange Commission (SEC).

Une première pour la SEC

L’affaire était la première dans laquelle la SEC a intenté une action coercitive alléguant des violations de valeurs mobilières sur le Dark Web. L’accusé, James Roland Jones qui réside à en Californie, encourt une peine maximale de cinq ans. Selon le ministère de la justice, il purgera sa peine dans de prison fédérale. La date du procès n’a pas encore été fixée. Néanmoins, le prévenu a déjà plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés. 

Jones aurait James aurait acheté des informations d’initié à un agent infiltré du FBI en avril 2017 sur un forum de délit d’initié sur le Dark Web. Les procureurs affirment que Jones a acheté des noms et des numéros de sécurité sociale sur le Dark Web pour ouvrir de faux comptes afin d’effectuer des transactions. Dans une série d’accusations, la SEC allègue pour sa part que Jones a également prétendu à tort qu’il détenait des informations d’initiés et les a vendues à d’autres sur le Dark Web pour Bitcoin.

La SEC poursuit les criminels jusque sur le Dark Web

David L. Peavler, directeur du bureau régional de Fort Worth de la SEC, a déclaré : « Cette affaire montre que la SEC peut poursuivre et poursuivra les contrevenants au droit des valeurs mobilières partout où ils opèrent, même sur le Dark Web. Nous avons engagé le personnel et la technologie nécessaires pour percer l’anonymat, considéré comme un gage de protection contre la loi pour ces malfaiteurs. »

Le Dark Web permet effectivement aux utilisateurs d’accéder à Internet de manière anonyme. Il est souvent utilisé pour héberger des sites web qui prennent en charge des activités illégales. Jones est accusé d’avoir enfreint les dispositions anti-fraude des lois fédérales sur les valeurs mobilières. Il a déjà accepté un arrangement qui lui interdit définitivement de violer encore une fois ces dispositions.