D’après une information publiée mercredi par The Information, les géants de la tech se bousculent actuellement pour se rapprocher d’OpenAI.
Apparemment, des discussions sont en cours autour d’un investissement dans OpenAI. Le total pourrait atteindre 60 milliards de dollars. Cette somme comprendrait la participation de différents acteurs influents de la tech qui y discute collectivement.
Quels acteurs ?
Nvidia, déjà présent au capital et fournisseur clé des puces qui font tourner les modèles d’IA d’OpenAI, figure parmi eux. L’entreprise injectera jusqu’à 30 milliards de dollars. Du moins selon le média qui cite une source proche du dossier, tout en précisant que les négociations restent ouvertes.
Microsoft, partenaire historique de l’entreprise, serait également de la partie. Toutefois, son enveloppe est plus modeste, inférieure à 10 milliards de dollars. De son côté, Amazon, qui ferait une entrée remarquée parmi les investisseurs, discuterait d’un montant bien plus conséquent.
Il dépasse largement les 10 milliards et peut même franchir la barre des 20 milliards selon The information. Reuters, en revanche, a révélé que l’investissement pourrait atteindre 50 milliards, ce qui ferait d’Amazon le principal contributeur du tour de table actuel.
Apparemment, les négociations sont menées directement par Andy Jassy, le PDG d’Amazon, face à Sam Altman, patron d’OpenAI. The Information, de son côté, avance que l’investissement d’Amazon pourrait être lié à des discussions parallèles.
Notamment une possible extension du contrat de location de serveurs cloud d’OpenAI avec le géant du e-commerce. Un accord commercial serait aussi sur la table. Cela permettra à OpenAI de distribuer certains de ses produits, comme les abonnements ChatGPT pour entreprises, via Amazon.
Softbank est aussi de la partie ?
Ces révélations arrivent quelques jours après des rumeurs indiquant que SoftBank Group négocie lui aussi un investissement supplémentaire. Celui-ci peut aller jusqu’à 30 milliards de dollars dans OpenAI.
Le conglomérat japonais continue de miser très lourdement sur OpenAI, fidèle à la stratégie de son PDG Masayoshi Son. Ce dernier qui est convaincu que l’IA sera le moteur économique des prochaines décennies.
SoftBank avait d’ailleurs déjà officialisé en décembre 2025 un investissement de 41 milliards de dollars. Ce qui lui a permis de détenir environ 11 % du capital d’OpenAI.
Ces offres et engagements d’investissement arrivent dans le cadre d’une éventuelle levée jusqu’à 100 milliards de dollars envisagée par OpenAI. Cette opération pourrait la valoriser autour de 830 milliards, selon Reuters.
Pourquoi lever une telle somme ? Eh bien, tout cela s’explique en partie par l’explosion des coûts liés à l’entraînement et au fonctionnement des modèles d’IA. Voyez-vous, OpenAI fait face à des coûts de formation et d’infrastructure en forte hausse.
Sans parler de la concurrence intense menée par Google et d’autres acteurs majeurs. Ces dépenses ont même, par le passé, ralenti certaines activités d’investissement du Vision Fund de SoftBank, tant l’effort financier était concentré sur OpenAI.
OpenAI diversifie ses revenus
Il faut savoir qu’OpenAI, malgré une valorisation estimée autour de 500 milliards de dollars, est déficitaire. Les abonnements payants ne suffisent plus à couvrir des engagements financiers dépassant les 1 000 milliards de dollars. Notamment pour les puces et les centres de données indispensables à l’IA à grande échelle.
Alors, pour diversifier ses revenus, l’entreprise a annoncé son intention d’introduire de la publicité sur ChatGPT pour les utilisateurs gratuits. Les annonces, encore en phase de test, devraient apparaître à la fin des réponses. Mais uniquement lorsque la discussion concerne des produits ou services pertinents.
L’entreprise assure qu’elles seront clairement identifiées et totalement séparées des réponses générées par l’IA. Et Fidji Simo, responsable des applications chez OpenAI, promet que la publicité n’influencera pas le contenu des réponses.
Sam Altman reconnaît que beaucoup veulent utiliser l’IA sans payer. D’où l’intérêt pour un modèle publicitaire qu’il juge compatible avec une bonne expérience utilisateur.
Cette stratégie ne rassure toutefois pas tout le monde. Des experts alertent sur les risques pour la vie privée et la confiance des utilisateurs. Ils rappellent que les chatbots sont souvent utilisés comme conseillers personnels.
Exploiter cette relation pour vendre des produits pourrait s’avérer délicat. Cela dit, Google et Meta ont déjà franchi ce pas.
Parallèlement, OpenAI continue de poser les jalons de son avenir. Plus tôt ce mois-ci, la société a signé un accord informatique de 10 milliards de dollars avec Cerebras, un concurrent direct de Nvidia.
La société prépare aussi une introduction en bourse susceptible de la valoriser jusqu’à 1 000 milliards de dollars, toujours d’après Reuters.
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