Superman : la version 1938 serait aujourd’hui un facho d’extrême-droite

En 1938, Superman débarque en collants rouges pour défendre les opprimés. Mais en grattant un peu la surface, le tout premier super-héros n’était pas vraiment le gentil boy-scout qu’on croit. Radical, brutal et anti-élite, le Superman des origines avait des méthodes qu’on qualifierait aujourd’hui de très discutables. À tel point qu’il ressemblerait plus à un justicier borderline qu’à une icône bienveillante de la pop culture.

Avant de devenir l’emblème lisse et moral du super-héros parfait, Superman a été conçu comme une réponse brutale aux injustices sociales des années 1930. Fils d’immigrants juifs, Jerry Siegel et Joe Shuster lui ont donné la carrure d’un catcheur et la mentalité d’un redresseur de torts qui ne s’embarrasse pas de lois ni de diplomatie.

Dans une Amérique ravagée par la Grande Dépression, ce Superman-là cognait fort, secouait les puissants, et rasait littéralement les taudis pour forcer l’État à loger dignement les pauvres. Loin de l’image du héros bienveillant qu’on a aujourd’hui, il était davantage une figure de justice extrême, parfois proche du vigilantisme pur et dur.

Le Superman des débuts, ce n’était pas du cinéma

Dans ses premières aventures, Superman ne se battait pas contre des extraterrestres ou des robots géants. Il s’attaquait à des politiciens corrompus, des patrons d’usines sans scrupules et des escrocs en costume.

Quand un mari frappait sa femme ? Superman l’éclatait contre un mur. Et lorsqu’un lobbyiste mentait ? Il finissait suspendu au-dessus de câbles électriques. C’est un héros qui ignorait les procédures puisqu’il punissait d’abord et posait les questions ensuite.

Avant de devenir le super-héros capé que l’on connaît, Superman avait une version proto un peu flippante. Dans une nouvelle de 1933 intitulée Le Règne du Superman, Siegel imagine un scientifique fou qui transforme un sans-abri en télépathe surpuissant.

Ainsi, le monstre prend le pouvoir et il n’y a rien de très héroïque là-dedans. Mais le vrai déclic vient avec la perte tragique du père de Siegel, tué lors d’un cambriolage. Cela donne à Superman une rage viscérale contre le crime et l’injustice sociale.

Un héros devenu lisse puis ravivé ?

Avec la radio, les dessins animés et Hollywood, Superman s’est assagi. Fini les baffes aux puissants et place au héros propre sur lui, gentil avec tout le monde, protecteur de l’Amérique en guerre. Mais au fil du temps, ce côté rebelle refait surface surtout dans les comics modernes.

En 2024, Absolute Superman le réinvente en ouvrier alien venu de Krypton. Plus jeune, plus colérique, et davantage proche des luttes sociales. Il libère même des mineurs exploités au Brésil. Ce Superman-là est donc prêt à en découdre pour la justice sociale.

Alors, Superman version 1938 serait-il vu aujourd’hui comme un facho d’extrême-droite ? Je trouve que c’est plutôt l’inverse. Avec sa haine des puissants corrompus et son amour pour les laissés-pour-compte, le Superman original aurait tout du militant radical anti-système.

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