Airbnb teste une recherche basée sur l’IA pour permettre aux voyageurs de trouver un logement en décrivant simplement leurs besoins. Ce test est disponible pour un petit pourcentage d’utilisateurs depuis février 2026. Ainsi, le groupe veut automatiser le support client, personnaliser l’expérience et surtout éviter d’être contourné par les assistants IA comme ChatGPT ou Gemini.
Le 13 février, lors de la présentation de ses résultats du quatrième trimestre, Airbnb a annoncé tester une recherche conversationnelle basée sur l’IA auprès d’un petit pourcentage d’utilisateurs. Cette démarche s’appuie sur des données exclusives avec plus de 200 millions de profils vérifiés et 500 millions d’avis. Et aussi sur l’expérience acquise avec son agent conversationnel déjà déployé en Amérique du Nord.
Ainsi, le groupe cherche à transformer sa plateforme en assistant de voyage capable d’accompagner l’utilisateur avant, pendant et après son séjour. Je trouve que cette évolution intervient au moment parfait, alors que le groupe a généré 2,78 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre, au-dessus des prévisions.
Une recherche par IA pour simplifier et accélérer la réservation sur Airbnb
Le principe de ce test d’Airbnb est de remplacer la logique classique de filtres par une interface conversationnelle. Je trouve fascinant que l’utilisateur puisse décrire son besoin avec ses propres mots. Par exemple, un logement calme pour télétravailler, un quartier animé ou une location adaptée à un séjour longue durée. Ensuite, l’IA se charge d’interpréter la demande pour proposer des résultats pertinents.

Dans sa lettre aux actionnaires, Airbnb explique vouloir offrir aux voyageurs une manière plus naturelle de décrire ses attentes et de poser des questions sur un logement ou son environnement. Le groupe veut alors réduire l’un des principaux points de friction du parcours.
Face à des millions d’annonces, la recherche peut rapidement devenir longue et complexe. Une interface capable de comprendre le contexte et les préférences pourrait donc accélérer la prise de décision. Et cela peut améliorer le taux de réservation. Pour l’instant, cette fonctionnalité reste en phase de test, sans calendrier officiel de déploiement.
Une transformation déjà en cours avec le support automatisé
La recherche conversationnelle n’est qu’une première étape. Airbnb a déjà intégré l’IA dans son service client en Amérique du Nord. Comme l’a révélé une analyse publiée par TechCrunch, environ un tiers des demandes d’assistance sont désormais traitées automatiquement, sans intervention humaine.
Durant la conférence téléphonique sur les résultats, le PDG Brian Chesky a indiqué que cette proportion devrait augmenter significativement d’ici un an. Et cela avec un déploiement mondial et multilingue. Je pense que cette double stratégie (rapidité pour les utilisateurs et réduction des coûts pour la plateforme) est très intelligente.
Airbnb is now using custom AI agents to handle nearly one-third of customer support requests in North America — with global rollout next.
— Akshay (@Akshay12_03) February 16, 2026
This is less about cost-cutting and more about redesigning support at scale. If AI can resolve routine queries reliably, human teams can… pic.twitter.com/p2vgGKfgkC
La plateforme évoque une application capable de connaître les préférences des voyageurs, d’anticiper leurs besoins et de les accompagner avant, pendant et après leur séjour. Je trouve que cette logique de personnalisation continue marque un vrai changement de positionnement. Celui de passer d’un catalogue de logements à une expérience pilotée par la donnée.
Une réponse directe à la montée des assistants IA
Toutefois, si Airbnb accélère sur l’IA aujourd’hui, c’est aussi pour éviter le risque d’être contourné par les assistants intelligents. Avec des outils comme ChatGPT ou Gemini, un utilisateur peut déjà demander des idées de destinations, comparer des options ou planifier un voyage sans ouvrir d’application dédiée. Je suppose que ces interfaces pourraient devenir le premier point de contact entre le voyageur et les plateformes.
Pendant la même conférence financière, Brian Chesky a d’ailleurs été interrogé par les analystes sur ce risque. Il a répondu qu’Airbnb dispose d’un avantage clé avec son écosystème propriétaire. La plateforme s’appuie sur plus de 200 millions de profils vérifiés et plus de 500 millions d’avis, ainsi que sur une relation directe avec les hôtes. Et c’est exactement ce qui permet à l’IA d’Airbnb d’agir concrètement. Comme contacter un propriétaire, gérer une réservation ou résoudre un problème pendant le séjour.
L’intégration de l’IA directement dans l’expérience permet donc à Airbnb de garder la maîtrise de la recommandation, de la transaction et de la relation client. Je crois que c’est là que réside tout l’intérêt stratégique.
Airbnb prépare le futur des voyages personnalisés
À court terme, la recherche conversationnelle va surtout simplifier la découverte de logements. Mais à moyen terme, la bataille se joue sur l’interface. Puisqu’avec les assistants IA déjà très performant, les plateformes qui ne contrôlent pas cette couche risquent de perdre leur accès direct au client.

Le défi pour Airbnb sera donc de maintenir la transparence et l’équité dans les recommandations. Notamment pour les hôtes dont la visibilité dépendra de plus en plus des algorithmes. Mais si la stratégie fonctionne, je crois que la plateforme pourrait évoluer vers un modèle où l’utilisateur ne cherche plus un logement. Il décrit son projet, et l’IA s’occupe du reste.
Plus largement, je trouve que cette évolution confirme un basculement du secteur. La concurrence ne se joue plus seulement sur l’offre ou les prix. Mais sur la capacité à devenir l’assistant qui organise le voyage. Et dans cette course, garder la relation directe avec l’utilisateur pourrait bien être un avantage.
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