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Cloud Foundry : tout savoir sur la première PaaS Open Source

Cloud Foundry est la toute première PaaS (Plateforme en tant que Service) open source. Découvrez sa définition, son histoire, ainsi que ses différents composants et fonctionnalités.

Parmi les différents types de services Cloud Computing, les PaaS (Plateformes en tant que Service) représentent un marché à forte croissance. Ces services cloud permettent d’accélérer le développement d’applications en fournissant aux utilisateurs une plateforme déjà configurée et prête à l’usage.

Sur ce marché en plein essor, Cloud Foundry se distingue par son caractère Open Source. Il est ainsi possible de la déployer sur l’infrastructure d’un fournisseur cloud comme Amazon Web Services (AWS), HP Helion, VMware vSphere ou OpenStack.

Toutefois, il est aussi possible de la déployer sur sa propre infrastructure interne. On dénombre aussi plusieurs plateformes certifiées CFq comme IBM Bluemix, Pivotalq, SAP Cloud Platform, Huawei FusionStage et Swisscom Application Cloud.

En tant que PaaS open source, Cloud Foundry est entièrement personnalisable, ce qui permet aux développeurs de coder dans un grand nombre de langages différents et d’utiliser divers frameworks. Ceci évite de se retrouver enchaîné à un vendeur comme c’est souvent le cas avec les PaaS. Licenciée sous Apache 2.0, la plateforme est compatible Java, Node.js, Go, PHP, Python, Ruby, .NET Core and Staticfile.

C’est ce caractère libre et ouvert qui la différencie d’autres PaaS attachées à un fournisseur spécifique. Notons tout de même que Cloud Foundry n’est pas la seule PaaS Open Source. C’est également le cas de OpenShift, Google App Engine et Heroku.

Cloud Foundry : histoire et origine

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C’est en 2009 que les ingénieurs de VMware Mark Lucovsky, Derek Collison et Vadim Spivak entament la conception et l’architecture de la plateforme Cloud Foundry. Le 11 avril 2011, Cloud Foundry est enfin lancée par VMware en tant que première PaaS Open Source.

En 2012, VMware et sa maison-mère EMC décident de rassembler leurs activités cloud et logiciel (y compris Cloud Foundry) au sein d’une nouvelle entreprise baptisée Pivotal Software. Par la suite, en septembre 2016, EMC, VMware et Pivotal sont rachetés par Dell Technologies.

En février 2014, Pivotal crée une fondation non lucrative dédiée au développement de la technologie Cloud Foundry et de son écosystème de vendeurs. En 2018, cette fondation regroupe plus de 50 membres dont Google, CapGemini, Cisco, SAP, HP ou IBM.

Cloud Foundry : fonctionnalités et composants

Selon la Cloud Foundry Foundation, la plateforme est composée de sept groupes de composants. Le Routing permet de diriger le trafic vers le composant approprié. L’Authentification repose sur un serveur OAuth2 et un serveur de login pour la gestion d’identité.

Le composant Application Lifecycle fournit des services de déploiement et gestion d’application. Le composant Application Storage and Execution contient un répertoire Blobstore pour les larges fichiers. Le composant Service Brokers permet de lier des applications à certains services tels que des bases de données.

Le composant Messaging permet aux machines virtuelles de communiquer par le biais de protocoles HTTP ou HTTPS. Enfin, le composant Metrics and Logging fournit une fonctionnalité de streaming des logs d’application intitulée Loggregator ainsi que le Metrics Collector permettant de surveiller un environnement Cloud Foundry.

Cloud Foundry vs OpenShift

Parmi les PaaS appréciées par les entreprises, OpenShift tient une bonne place avec celle que nous étudions dans cet article. Il est intéressant de les différencier afin de faciliter le choix des professionnels. Premier point, Cloud Foundry donne accès à des outils Open Source et gratuit. OpenShift, comme son nom l’indique repose également sur des technologies libres de droit, mais son éditeur facture l’accès à ses services. Il reste possible de réaliser des essais avec le compte gratuit qui permet de mettre en place un seul projet. Pour étendre les capacités du container jusqu’à 10 projets, il faudra débourser au minimum 50 dollars par mois. A contrario, il faut “simplement” demander à la fondation du concurrent pour profiter des outils disponibles. Outre cette différence de prix, OpenShift offre davantage de services à ses clients, tout du moins sur le papier. Cette dernière met en avant son programme de partenaires, ses cours et les possibilités de certifications. De son côté, CF se repose en grande partie sur sa communauté. C’est grâce aux développeurs et l’entraide possible que les entreprises adoptent les outils. Ce ne sont pas les clients qui sont certifiés, mais les plateformes comme nous l’avons cité plus haut. D’autres différences existent, mais des solutions équivalentes existent chez l’un et chez l’autre.

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